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Test du Coros Dura : un compteur GPS vélo sans recharge.

Le Coros Dura mesure 99,5 x 60,8 x 15,7 mm pour un poids de 102 grammes. Il a été lancé en 2024 au prix de 289 euros.


Garmin, Wahoo, et Bryton dominent déjà le marché des compteurs pour vélo, mais un nouvel acteur, Coros, s’introduit avec des produits séduisants, notamment le Coros Dura, son premier GPS pour vélo, qui pourrait attirer les cyclistes après avoir conquis les coureurs. Nous avons testé cet appareil.

Avec la multiplication des fonctionnalités, il devient difficile de trouver un compteur GPS pour vélo à un prix abordable. Le dernier modèle que j’ai essayé, le Garmin Edge 850, coûte 550 euros. Cependant, il n’est pas nécessaire de débourser autant pour un bon compagnon de route. Pour résumer rapidement les résultats du test : le Coros Dura est tactile, compatible avec tous les accessoires essentiels, offre les fonctions nécessaires et dispose d’un panneau solaire qui lui confère une autonomie exceptionnelle. Est-ce le meilleur choix sur le marché actuel ?

**Design : un vaisseau spatial**

Bien que je ne sois pas un grand amateur de *Star Wars*, le Coros Dura évoque un vaisseau spatial. Sa forme en losange est originale, avec un profil distinctif. Sa conception asymétrique inclut une molette, ressemblant à un remontoir de montre, sur le côté droit de l’écran, qui accueille également les deux seuls boutons du compteur.

L’écran, qui n’occupe que deux tiers de la surface, est surmonté d’un panneau solaire dissimulé sous le verre, présentant un design plus discret et efficace que celui du Garmin 840 Solar.

Le port de charge USB-C est situé en bas du compteur, protégé par un clapet contre l’eau et la poussière. À l’arrière, on trouve les informations légales et un support de type Garmin. Pour anecdote, lors d’un entraînement avec le Coros Dura, j’ai été renversé par une voiture. Le support a été arraché, protégeant ainsi le reste du compteur et étant facilement remplaçable pour une trentaine d’euros.

Pour les dimensions, le Dura mesure 99,5 x 60,8 x 15,7 mm et pèse 102 grammes, ce qui en fait un des compteurs les plus légers disponibles, un avantage pour ceux qui suivent la légèreté de leur monture. Il est fourni avec un support aérodynamique, mais n’est pas compatible avec mon combo aéro Look 795 Blade RS. Heureusement, il est compatible avec tous les supports Garmin, et j’aspire à une norme universelle pour les supports de GPS.

**Écran : du basique**

Je venais d’utiliser le Garmin 850 avant d’essayer le Coros Dura. J’avais apprécié l’écran tactile LCD de Garmin. Passer à un écran MIP fut un peu difficile au départ, mais mon avis a changé au fil du temps.

Étant donné le prix élevé du Garmin 850, environ deux fois celui du Coros Dura, l’écran MIP se révèle acceptable. Il reste lisible dans toutes les circonstances, suffisamment réactif au toucher et joue un rôle clé dans l’excellente autonomie de l’appareil.

J’ai réglé la luminosité à 30 %, ce qui suffit pour lire les informations et distinguer les couleurs. L’écran est tactile couleur de 2,7 pouces, avec une définition de 400 x 240 pixels et 64 couleurs. Bien que les teintes soient moins vives qu’un LCD traditionnel, cela reste suffisant pour les sorties en vélo.

**Logiciel : tout passe par le smartphone ou presque**

En plus de ses affichages basiques, le Coros Dura requiert l’utilisation de l’application sur smartphone pour une expérience optimale. La configuration nécessite de télécharger l’application, d’apparier le smartphone et le compteur via un QR code, puis la synchronisation Bluetooth se fait.

Quelques profils comme Route, Gravel, et VTT sont déjà intégrés, mais pour les personnaliser, notamment la disposition et le nombre de champs de données, il faut utiliser l’application Coros. Bien que cela ne soit pas très intuitif pour quelqu’un habitué à Garmin, après configuration, il n’est presque plus nécessaire d’y revenir. Il est possible d’afficher de 2 à 9 champs par page et de superposer deux pages, par exemple une carte avec des champs de données.

L’application, bien que moins esthétique, offre une analyse complète de l’entraînement, attirant les passionnés de données avec de riches informations et graphiques.

**Données sportives : pensé pour les compétiteurs**

Malgré son autonomie impressionnante, le Coros Dura semble davantage destiné aux compétiteurs. Son écran, bien qu’insuffisant pour la navigation, est idéal pour afficher de nombreuses données.

Le Dura est compatible avec les satellites GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou et QZSS, utilisant la double fréquence L1 + L5. Il localise rapidement l’utilisateur, bien qu’il perde temporairement le signal dans certains tunnels. L’envoi de parcours depuis Strava ou l’application Coros est aisé, avec possibilité d’importer un fichier .GPX. Des alertes sonores signalent les changements de direction, mais l’écran reste limité pour la navigation, ce qui recommande un modèle plus grand pour le bikepacking.

Coros a choisi de délocaliser le recalcul d’itinéraire sur le smartphone, ce qui nécessitera une connexion au réseau pour générer des parcours alternatifs si la trace initiale est quittée.

Ce test se concentre principalement sur l’utilisation sur route, sans garantie de précision en VTT en milieu boisé.

Il est à noter que les données peuvent varier lors du transfert vers Strava. Par exemple, ma vitesse moyenne est passée de 31,8 km/h sur Dura à 32,3 km/h sur Strava, tandis que la puissance normalisée est tombée de 236 W à 225 W.

**Dénivelé**

Concernant le dénivelé, le Coros Dura est efficace grâce à son système GNSS multibande et son altimètre barométrique, offrant des données fiables. L’élévation relevée est généralement en accord avec le profil réel du terrain, avec des écarts mineurs, souvent négligeables. Au col de Braus, par exemple, le panneau indiquait 1 004 m, ce qui correspondait à l’enregistrement du Dura.

Cependant, la fonction ClimbView ne semble pas fonctionner sans parcours actif. Le graphique de pente, offerte par Garmin avec ClimbPro, nécessite la mise en route d’une navigation sur Dura.

**Fonctions sportives : tout pour le compétiteur**

Le Coros Dura propose une gestion approfondie des champs de données, permettant d’afficher une large gamme d’informations pour optimiser l’effort, que ce soit en course ou à l’entraînement. Disponibles comme la puissance, la cadence ou la fréquence cardiaque, ces données peuvent être organisées selon les préférences personnelles sur plusieurs écrans.

Le Coros Dura présente divers modes d’affichage selon les données. Un page d’efficacité facilite l’accès aux informations clé comme le temps, la distance, la vitesse, et la puissance, tandis qu’une seconde page regroupe des données plus globales.

La navigation entre les écrans se fait via la molette sur le côté, une idée prometteuse qui gagnerait à être améliorée pour mieux signaler le passage d’une page à l’autre.

**Connectivité : tout pour tout connecter**

Le compteur est compatible avec les protocoles ANT+ et Bluetooth, pouvant connecter jusqu’à 12 accessoires simultanément, ce qui permet une large gamme d’équipements. L’association d’une ceinture de fréquence cardiaque, d’un capteur de puissance, et d’autres dispositifs est simple, conservant une capacité de connexion suffisante pour plusieurs vélos.

La synchronisation avec l’application est rapide et le transfert vers Strava se fait efficacement.

**Autonomie : rayonnement solaire**

Résidant dans une région ensoleillée, l’autonomie du Coros Dura a été impressionnante. En deux mois d’utilisation, je n’ai pas ressenti le besoin de recharger l’appareil. Le panneau solaire a même amélioré l’autonomie dans mon utilisation, avec une capacité annoncée entre 70 heures et 120 heures selon les conditions d’utilisation.

**Prix et disponibilité**

Lancé en 2024, le Coros Dura est proposé à 289 euros, se positionnant comme une option accessible pour un compteur GPS de qualité.