Loire-Atlantique : Une élève poignarde une adolescente à Ancenis
Un drame s’est déroulé en début d’après-midi au lycée Joubert-Maillard d’Ancenis-Saint-Géréon, où une élève de seconde a reçu des coups de couteau de la part d’un autre élève « sur fond de différend personnel », indique la préfecture de Loire-Atlantique. Une enquête préliminaire « se poursuit désormais du chef de tentative d’assassinat », détaille Antoine Leroy, les investigations en cours attestant une certaine préméditation.
Le drame s’est produit en début d’après-midi au lycée Joubert-Maillard d’Ancenis-Saint-Géréon, situé à environ quarante minutes à l’est de Nantes. Une élève de seconde a été victime de coups de couteau infligés par un autre élève, « sur fond de différend personnel », selon la préfecture de Loire-Atlantique.
D’après les informations fournies par le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, l’adolescente de 15 ans a été attaquée dans une cage d’escalier de l’établissement. Elle a reçu un premier coup de couteau « dans la partie basse et gauche du ventre » et un second « à la cuisse ». L’agresseur, également âgé de 15 ans, a été désarmé et isolé par le personnel enseignant « avant d’être interpellé et placé en garde à vue par la gendarmerie », précise la préfecture.
« L’arme utilisée, ainsi qu’une paire de ciseaux » ont été « découverts sur place et saisis par les enquêteurs, tout comme plusieurs autres couteaux également trouvés dans le sac de l’agresseur », indique Antoine Leroy. Cet adolescent, inconnu des services de justice, avait été recherché fin mars suite à une « fugue avec des intentions suicidaires » signalée par sa mère.
La victime, qui avait eu « des liens d’amitié assez forts » avec son agresseur dans le passé, a été rapidement prise en charge, d’abord par le personnel scolaire, puis par le SAMU, avant d’être escortée par la gendarmerie vers un hôpital du département. La préfecture précise que la victime était consciente lors de sa prise en charge, et son pronostic vital n’est pas engagé. Le procureur informe qu’à 18 heures, la victime était encore au bloc opératoire.
Tous les élèves ont été confinés en attendant que la gendarmerie sécurise l’établissement. Une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) a été mise en place sur les lieux, et le rectorat prépare un numéro d’appel « pour assurer le soutien psychologique » des élèves dès ce week-end.
L’enquête préliminaire « se poursuit désormais du chef de tentative d’assassinat », détaille Antoine Leroy, en précisant que les investigations en cours évoquent une certaine préméditation.

