Obsèques de Loana : hommage à une icône « tellement gentille » à Nice
Loana Petrucciani, retrouvée morte le 25 mars dernier à l’âge de 48 ans, a eu des obsèques à la cathédrale Sainte-Réparate de Nice ce vendredi. Des bouquets de fleurs, respectant le thème rose et blanc choisi par sa famille, ont été déposés sur le sol, tandis que des figures connues telles que Benjamin Castaldi et Alexia Laroche-Joubert ont assisté à la cérémonie.
À la cathédrale Sainte-Réparate de Nice,
C’était le 5 juillet 2001. Vêtue d’un haut rose, elle est assise à cheval sur la portière d’une voiture qui descend les Champs-Élysées à Paris. Son sourire est éclatant. C’est cette image que Loana Petrucciani, retrouvée morte le 25 mars dernier à l’âge de 48 ans, souhaitait laisser en mémoire. Cette photo est donc affichée sur le mur de la cathédrale Sainte-Réparate, à Nice, où ses obsèques se tiennent ce vendredi.
Des bouquets de fleurs, en accord avec le thème rose et blanc choisi par la famille de l’ancienne gagnante du « Loft », sont disposés sur le sol. Vêtus de cravates roses et de gants blancs, les employés des pompes funèbres guident le public à l’intérieur de l’édifice. Parmi les premières personnalités présentes se trouvent Benjamin Castaldi, Alexia Laroche-Joubert, Steevy Boulay, son ami Eryl Prayer, visiblement bouleversé, ainsi que le nouveau maire de la ville, Éric Ciotti.
« Elle était tellement belle »
De l’autre côté des barrières, où se presse une centaine d’anonymes, des registres de condoléances sont mis à disposition. Un couple de Niçois vient de laisser un message. Marie* est très émue. Elle était camarade de classe de Loana et a voulu lui rendre un dernier hommage en la décrivant comme une personnalité « si gentille ».
« Elle avait tellement de cœur », murmure Jean à quelques mètres de là. Il est venu avec sa sœur, Cristelle, pour cet ultime hommage à la « première des stars de téléréalité ». « Elle était tellement belle, nous étions attachés à elle », renchérit Cristelle, Niçoise. « J’ai eu la chance de la croiser en faisant des courses, je l’avais encouragée à aller mieux. » Ils ont eu l’occasion d’entrer à l’intérieur pour assister à la cérémonie, « simple » mais « émouvante ».
Une « icône »
A quelques minutes du début de la cérémonie, les barrières s’ouvrent légèrement pour laisser entrer le public. Johan et Muriel, venus de Pau pour des vacances, avancent pour rendre hommage. « Elle nous avait marqués quand elle était plus jeune, mais on savait que cela ne finirait pas bien », soupire son épouse, qui loue « sa bonté ». « C’est notre génération », précise le mari.
D’autres, comme Symeon et Jaybee, dans la vingtaine, ont découvert la jeune femme plus récemment, notamment grâce à son apparition dans Les Anges de la téléréalité en 2011, ou par sa participation à la série Culte. « Je l’ai toujours beaucoup admirée, c’était une icône et elle défendait les droits LGBT », rappelle Jaybee. Tous deux ont été sensibles à son parcours difficile, marqué par la violence médiatique, familiale, la précarité et les problèmes de santé mentale.
« C’était ma voisine, je l’ai croisée plusieurs fois en boîte de nuit. Quand j’ai pris connaissance de son histoire, ça m’a profondément touché », poursuit Symeon. « Elle est devenue un fait de société, tout le monde la voyait au fond du trou, tout le monde a un peu ri, un peu critiqué. Et maintenant qu’elle est partie… », déplore-t-il.
L’adieu à « Miette »
Une couronne de fleurs au nom de « Miette » – son surnom et le titre de son autobiographie – est introduite à l’intérieur alors que des applaudissements accueillent l’arrivée du corbillard. Derrière le cercueil rose décoré d’un cœur en argent, sa mère, Violette Petrucciani, est soutenue par des proches. Josy, 65 ans, est ébranlée aux larmes. « C’était une fille comme moi », confie-t-elle. « J’aurais tant aimé que les gens l’aident ; elle a traversé des difficultés, on a profité d’elle ». Depuis le Loft, elle a développé une affection pour la star, achetant plusieurs pièces de sa ligne de vêtements.
« Bon voyage, Loana ! », crie un homme dans le public lorsque le cercueil sort de la cathédrale. Les notes de la chanson Ce rêve bleu, puis de son single Comme je t’aime, résonnent sur la place avant le départ du corbillard pour une inhumation dans l’intimité. « On t’aime ! », s’écrie une autre personne. « Il fallait l’aimer avant », rétorque sa voisine.
