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Le pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est mort à 68 ans.

Afrika Bambaataa, de son vrai nom Lance Taylor, est mort à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer dans la nuit de mercredi à jeudi en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Né le 17 avril 1957, il avait co-fondé en 1973 la Zulu Nation, une organisation promouvant des valeurs pacifiques à travers le hip-hop.


Le DJ américain et pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est décédé à l’âge de 68 ans, selon une annonce de sa maison de disques historique Tommy Boy Records jeudi. Au cours des dernières années, sa réputation avait été ternie par des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs. « Afrika Bambaataa […] est largement considéré comme un pionnier du hip-hop et de la musique électro. À l’annonce de son décès, nous pensons à ses contributions au genre et à la culture au sens large, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui », a écrit le label sur Instagram, accompagnant le message d’une photo en noir et blanc de l’artiste.

Le site d’actualités people TMZ, citant des sources anonymes, indique qu’Afrika Bambaataa, de son vrai nom Lance Taylor, est mort des suites d’un cancer dans la nuit de mercredi à jeudi en Pennsylvanie, aux États-Unis. À l’origine du tube de 1982 « Planet Rock », il est considéré, aux côtés de DJ Kool Herc et de Grandmaster Flash, comme l’un des pères fondateurs du hip-hop, un mouvement musical et culturel reposant sur quatre piliers : le DJing, le rap, le graffiti et le breakdance.

Né dans une cité du Bronx le 17 avril 1957, il avait co-fondé en 1973, année généralement reconnue comme celle de la naissance du hip-hop à New York, la Zulu Nation, une organisation luttant contre la violence des gangs et utilisant le hip-hop pour promouvoir des valeurs pacifiques, notamment à travers des « block parties » (fêtes de quartier) dans ce quartier de la mégapole américaine. « Afrika Bambaataa a contribué à façonner l’identité naissante du hip-hop en tant que mouvement mondial fondé sur la paix, l’unité, l’amour et l’amusement. Sa vision a fait du Bronx le berceau d’une culture qui atteint aujourd’hui tous les coins du monde », écrivent sur Instagram plusieurs organisations, dont The Hip Hop Alliance, qui défend des travailleurs du secteur.

Celles-ci évoquent également un « héritage complexe », alors que l’artiste a été visé depuis 2016 par plusieurs accusations d’agressions sexuelles sur mineurs dans les années 1980 et 1990, accusations qu’il a contestées, sans avoir été condamné au pénal. En 2025, une action civile intentée contre lui a été tranchée en sa défaveur après qu’il ne s’est pas présenté à l’audience.