Tunisie

Bientôt un pain subventionné plus riche en fibres : l’OTOC applaudit.

Un arrêté ministériel publié le 3 avril 2026 modifie les normes de fabrication de la farine, mettant fin à un système en place depuis 1979. Selon Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC), cette réforme est une « étape charnière » pour lutter contre la fraude et le gaspillage, dont le coût est estimé à plus de 300 millions de dinars par an.


Le paysage céréalier tunisien est en pleine révolution législative. Un arrêté ministériel publié le 3 avril 2026 modifie les normes de fabrication de la farine, mettant fin à un système établi en 1979, qui s’est révélé être un gouffre financier pour l’État.

L’innovation principale consiste à augmenter le taux d’extraction de la farine de boulangerie, passant de 78 % à 85 %. Ce changement technique permet de récupérer 7 kg de farine supplémentaires pour chaque quintal de blé. Pour un pays consommant plus de 6,5 millions de quintaux par an, ce gain de productivité est considérable.

D’après Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC), cette réforme représente une « étape charnière ». Elle vise à lutter contre la fraude et le gaspillage, évalués à plus de 300 millions de dinars par an. En simplifiant la nomenclature des farines, les autorités espèrent contrôler les circuits de distribution et réduire les détournements de produits subventionnés.

Au-delà de l’économie, il s’agit d’un choix pour la santé publique. Le nouveau pain, identifiable par sa mie plus brune, sera naturellement plus riche en fibres et en nutriments. Bien que l’OTOC se félicite de cette avancée, elle appelle à une réforme plus profonde du système de compensation pour assurer durablement la souveraineté alimentaire du pays.