Pays-Bas : Ex contraint une femme à tatouer 250 fois son prénom
La fondation Spijt van Tattoo a lancé une campagne de collecte de dons pour effacer les tatouages imposés aux femmes, avec une communication assurée par Joke. La campagne de collecte de dons a démarré le lundi 6 avril et a collecté un peu plus de 22.000 euros sur un objectif de 30.000 euros d’ici ce jeudi.
« Uit je Hart, uit je Huid » (Du fond du cœur, hors de la peau)… Aux Pays-Bas, la fondation Spijt van Tattoo a lancé une campagne de collecte de fonds destinée à faire disparaître les tatouages imposés aux femmes, selon la presse néerlandaise.
Pour promouvoir cette campagne de sensibilisation à cette forme de violence faite aux femmes, Joke a accepté de devenir l’ambassadrice de l’initiative. Cette Néerlandaise a bénéficié de l’aide de la fondation, composée d’un chirurgien plasticien, d’une artiste tatoueuse et d’un spécialiste de l’effacement des tatouages par laser, pendant trois ans, pour éliminer environ 250 tatouages représentant le prénom ou les initiales de son ancien partenaire, qui lui avaient été imposés sur tout le corps.
Ces tatouages avaient été réalisés à l’aide d’une machine à tatouer achetée sur internet. « Aux Pays-Bas, de nombreuses femmes se retrouvent avec des tatouages réalisés sous contrainte ou suite à des manipulations émotionnelles de leurs (ex-) compagnons », précise la fondation.
« La plupart des tatouages ont maintenant été effacés, mais les séquelles psychologiques infligées par son ex ne sont pas encore guéries. Joke a enduré pendant des années une relation destructrice, marquée par l’humiliation et la peur constante. Son ancien compagnon l’a forcée à se faire tatouer sur des parties de son corps qu’il prétendait avoir été touchées par un autre homme », ajoute la fondation Spijt van Tattoo.
La campagne de collecte de fonds et de sensibilisation a débuté ce lundi 6 avril. Ce jeudi, un peu plus de 22.000 euros ont été réunis sur un objectif de 30.000 euros dans une cagnotte dédiée.

