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Guerre au Moyen-Orient : réactions internationales face au cessez-le-feu

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a affirmé mercredi que « l’Iran, les Etats-Unis et leurs alliés » avaient accepté un cessez-le-feu « partout, y compris au Liban ». Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que « le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban », contredisant ainsi l’annonce de M. Sharif.


Voici les principales réactions internationales, mercredi, concernant ce cessez-le-feu.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, a déclaré mercredi que « l’Iran, les Etats-Unis et leurs alliés » avaient accepté un cessez-le-feu « partout, y compris au Liban », suite à une médiation pakistanaise visant à mettre fin à plus de cinq semaines de conflit. « J’ai le plaisir d’annoncer que la République islamique d’Iran et les Etats-Unis, ainsi que leurs alliés, ont accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs, AVEC EFFET IMMEDIAT », a écrit M. Sharif sur X.

Du côté des États-Unis, Donald Trump s’est félicité d’une « victoire totale et complète » avec la conclusion de cet accord de cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, exprimant à l’AFP mardi : « Une victoire totale et complète. 100%. Il n’y a aucun doute là-dessus ». Il a évité de préciser s’il envisagerait de revenir à ses menaces initiales concernant des attaques en cas d’échec de l’accord, tout en affirmant que la question de l’uranium iranien serait « parfaitement réglée ».

Israël a également réagi, affirmant par le biais du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu : « Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines, à condition que l’Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les Etats-Unis, Israël et les pays de la région ». Le communiqué précise également que « le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban », contredisant ainsi l’annonce précédente du Premier ministre pakistanais.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué la trêve temporaire entre Washington et Téhéran, incitant toutes les parties à rechercher une paix durable au Moyen-Orient. Son porte-parole a déclaré que M. Guterres « appelle toutes les parties au conflit actuel au Moyen-Orient à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à se conformer aux termes du cessez-le-feu afin d’ouvrir la voie à une paix durable et globale dans la région ».

Le ministère irakien des Affaires étrangères a également exprimé sa satisfaction face à la trêve, appelant sur X à des « dialogues sérieux et durables qui s’attaquent aux causes profondes des différends et renforcent la confiance mutuelle » entre les États-Unis et l’Iran.

Minoru Kihara, porte-parole du gouvernement japonais, a souligné l’importance de prendre des mesures concrètes pour désamorcer la situation, notamment en garantissant la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ 93% du pétrole importé par le Japon.

Concernant la Corée du Sud, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a indiqué que « le gouvernement sud-coréen espère que les négociations entre les deux parties aboutiront et que la paix et la stabilité au Moyen-Orient seront rétablies dans les meilleurs délais ». Séoul a exprimé son souhait de voir la sécurité de la navigation de tous les navires, y compris ceux de la Corée du Sud, garantie rapidement.

Canberra a également salué le cessez-le-feu, tout en avertissant que plus la guerre se prolongera, « plus l’impact sur l’économie mondiale sera important et plus le coût humain sera élevé ». Le bureau du Premier ministre Anthony Albanese a réitéré l’appel à respecter le droit international humanitaire et à protéger la vie des civils.

Enfin, en Nouvelle-Zélande, un porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Winston Peters, a déclaré : « Bien que ce soit une nouvelle encourageante, il reste encore beaucoup à faire dans les jours à venir pour garantir un cessez-le-feu durable ». Il a ajouté que la Nouvelle-Zélande soutiendrait tous les efforts visant à mettre un terme définitif et durable à ce conflit.