Artémis 2 : Le point sur les futures missions lunaires.
La mission Artémis 2 a permis aux quatre astronautes américains et canadien de réaliser le premier vol autour de la Lune depuis 1972, voyageant à plus de 406.000 km de la Terre. La Chine, qui mène le programme Chang’e depuis 2004, prévoit de poser un rover sur la Lune en 2030 et souhaite construire une base scientifique habitée d’ici à 2035, en collaboration avec la Russie.
Une face cachée inexplorée, une distance sans précédent et un lever de Terre spectaculaire… La mission Artémis 2 a suscité de vives émotions chez les quatre astronautes américains et canadien, déjà en route pour leur retour sur Terre. Bien qu’il s’agisse du premier vol autour de la Lune depuis 1972, le rythme des missions va s’intensifier : d’autres expéditions lunaires sont prévues dans les années à venir.
« Nous reviendrons », a déclaré l’astronaute Christina Koch pendant la mission, devenant ainsi la première femme à survoler la Lune. L’équipage a également été le premier à voyager aussi loin dans l’espace, à plus de 406.000 km de la Terre. « Nous choisissons ce moment pour lancer un défi à notre génération et à la suivante, afin de nous assurer que ce record soit de courte durée », a affirmé l’astronaute canadien Jeremy Hansen à la suite de cet exploit.
### Le « retour de l’humanité à la surface lunaire »
Cette mission s’inscrit dans un programme visant à envoyer de nouveaux astronautes sur la Lune d’ici 2028. Avant cela, la mission Artemis 3, dont les détails seront communiqués à l’approche de son lancement prévu en 2027, projette d’envoyer « un équipage à bord du vaisseau spatial Orion, […] afin de tester les capacités de rendez-vous et d’amarrage entre Orion et les vaisseaux spatiaux commerciaux nécessaires à l’alunissage », selon la Nasa.
Si cette deuxième mission se passe bien, une quatrième mission, Artemis 4, enverra des astronautes sur la Lune l’année suivante. « Artemis 4 sera l’un des projets d’ingénierie et d’ingéniosité humaine les plus complexes de l’histoire de l’exploration spatiale lointaine, avec l’exploration de la région du pôle Sud lunaire », précise l’agence spatiale sur son site, présentant ce futur voyage comme le « retour de l’humanité à la surface lunaire ».
### Course à la lune
Le prochain humain à poser le pied sur la Lune devrait donc réaliser cet exploit sous la présidence de Donald Trump. Un détail significatif pour le président des États-Unis, car le pays espère accomplir ce voyage avant les astronautes chinois. La Chine, qui a lancé le programme Chang’e en 2004, ambitionne de poser le pied sur le satellite en 2030 et a déjà mené une quinzaine de missions habitées.
Les calendriers américains et chinois « sont sensiblement les mêmes », expliquait à 20 Minutes Marc Julienne, directeur du centre Asie de l’Ifri et spécialiste de la politique et du spatial chinois dans un précédent article. « Celui qui gagnera ne sera pas vraiment celui qui reposera en premier le pied sur la Lune. Le projet de long terme, c’est une station lunaire habitée », analysait l’expert. La Chine projette ainsi, d’ici 2035, de construire une base scientifique habitée appelée Station internationale de recherche lunaire (ILRS) à la surface de la Lune, en collaboration avec la Russie.

