Guerre au Moyen-Orient : Le Qatar ne redoute pas une situation hors de contrôle
Le Qatar a mis en garde contre une situation au Moyen-Orient qui pourrait devenir hors de contrôle, selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Majed al-Ansari. Lundi soir, Donald Trump a fixé une échéance précise pour un accord avec l’Iran : mardi soir à 20 heures, faute de quoi les Etats-Unis intensifieront les frappes aériennes.
À quelques heures de l’échéance imposée par Donald Trump, le Qatar a averti mardi qu’une situation au Moyen-Orient pourrait rapidement devenir ingérable. Cela intervient alors que l’ultimatum lancé par le président américain menace de détruire des infrastructures cruciales en Iran.
« Si l’escalade se poursuit sans contrôle, nous finirons par nous retrouver dans une situation où elle ne pourra plus être contrôlée. Et nous sommes très proches de ce point », a déclaré Majed al-Ansari, porte-parole du ministère des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse. « C’est pourquoi nous n’avons cessé d’exhorter toutes les parties à trouver une issue, à mettre fin à cette guerre avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il ajouté.
Lundi soir, pendant sa conférence de presse, Donald Trump a fixé une deadline précise : l’Iran doit accepter un accord d’ici mardi soir à 20 heures, sans quoi les États-Unis intensifieront massivement leurs frappes aériennes. Le président américain a déclaré que le pays pouvait être « anéanti en une nuit », mentionnant explicitement une opération militaire d’envergure.
Dans ses propos, Donald Trump a précisé la nature des cibles potentielles. Il a menacé de frapper des infrastructures essentielles telles que des centrales électriques, des ponts et d’autres installations stratégiques si l’Iran ne se plie pas à ses exigences. « Tout cela pourrait être réalisé en l’espace de quatre heures si nous décidions d’agir », a-t-il affirmé.

