Guerre au Moyen-Orient : l’ambassadeur iranien au Koweït appelle à éviter une « tragédie »
Donald Trump a déclaré que les États-Unis peuvent détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques en Iran et a affirmé ne pas s’inquiéter de commettre des crimes de guerre en Iran. Lundi, le plus grand complexe pétrochimique iranien à Assalouyeh a été frappé à plusieurs reprises par l’armée israélienne, et Téhéran a indiqué que la situation était « sous contrôle » mais que l’étendue des dégâts restait à évaluer.
Donald Trump déclare avec assurance que les États-Unis peuvent détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques iraniennes. Le président américain indique également qu’il n’est pas préoccupé par la possibilité de commettre des crimes de guerre en Iran, alors que plusieurs spécialistes du droit international soulignent les conséquences potentielles de frappes sur des infrastructures civiles.
Lundi, le plus grand complexe pétrochimique iranien à Assalouyeh, situé dans le sud de l’Iran, a subi plusieurs attaques de l’armée israélienne. Téhéran a affirmé que la situation était « sous contrôle », bien que l’ampleur des dégâts reste à déterminer. Un second complexe pétrochimique, proche de Chiraz, a également été touché par des frappes israéliennes. En réaction, l’Iran a mené des attaques sur le site pétrochimique de Jubail en Arabie saoudite cette nuit-là.
Au cours de la nuit de lundi à mardi, Israël et Téhéran ont connu de nouvelles frappes aériennes. Des missiles iraniens ont été tirés sur Israël, tandis que des explosions ont été signalées dans la capitale iranienne et ses environs.
Ce conflit au Moyen-Orient a débuté le 28 février en raison d’une offensive américano-israélienne lancée contre l’Iran. Depuis, Téhéran a répondu en tirant des missiles et des drones vers Israël et divers pays de la région, annonçant qu’il visait des intérêts et des bases américaines impliquées dans le conflit.
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Par ailleurs, le président américain a affirmé mardi soir que l’Iran « tout entier » pourrait être « détruit ». Il a également posé un ultimatum avant d’envisager des frappes sur des infrastructures énergétiques et civiles iraniennes. Donald Trump a précisé que les États-Unis peuvent détruire « en quatre heures » ces infrastructures. Il a également indiqué qu’il ne craignait pas le risque de crimes de guerre lors de ces actions.
Concernant le sauvetage d’aviateurs, Trump a rapporté que plus de 170 avions auraient été impliqués dans l’opération de sauvetage en Iran. Le porte-parole de l’armée iranienne a de son côté déclaré que son pays continuera à se battre « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun ». Téhéran aurait rejeté une proposition de cessez-le-feu, tandis que le président turc Erdogan accuse Israël de « saper tout effort » en faveur de la paix.
Israël a confirmé avoir mené des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l’Iran. Bien que Téhéran ait annoncé que la situation était « sous contrôle », l’étendue des dégâts reste à évaluer. Ce complexe est adjacent à l’immense champ gazier de South Pars, partagé entre l’Iran et le Qatar. L’agence Fars a aussi indiqué qu’un autre complexe pétrochimique, près de Chiraz, avait été ciblé.
Israël continue également d’effectuer des frappes au Liban, avec près de 1500 personnes rapportées comme décédées suite à ces attaques, selon le ministère de la Santé libanais. Enfin, un bateau turc et un pétrolier japonais ont traversé le détroit d’Ormuz, qui demeure bloqué par l’Iran.

