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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump avertit « l’Iran pourrait être détruit en une seule nuit »

Donald Trump a déclaré ce lundi que l’Iran « tout entier » pourrait être « détruit » mardi soir. Le président américain a affirmé que la réouverture du détroit d’Ormuz doit se faire avant mardi à 20h00 (minuit GMT).


Donald Trump a déclaré ce lundi que l’Iran « tout entier » pourrait être « détruit » mardi soir. « Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain (mardi) », a affirmé le président américain lors d’une conférence de presse.

Donald Trump a de nouveau menacé de détruire le réseau électrique et d’autres infrastructures civiles en Iran, réclamant la réouverture avant mardi à 20h00 (minuit GMT) du détroit d’Ormuz, dont la circulation est de facto bloquée par Téhéran depuis les premiers jours du conflit. Une menace déjà formulée le 22 mars dernier. Les autorités iraniennes avaient rejeté un premier ultimatum.

Sans attendre cette échéance, Israël a visé des installations pétrochimiques du site de South Pars à Assalouyeh (sud) qui assure, selon le ministre israélien de la Défense Israël Katz, « environ la moitié de la production pétrochimique du pays ». Un autre complexe pétrochimique situé à Marvdasht, près de Chiraz (sud), a été frappé plus tard selon des sources locales, parlant de « dégâts mineurs ».

La circulation dans le détroit d’Ormuz est bloquée par l’Iran depuis les premiers jours des frappes américaines et israéliennes. Ce bras de mer, véritable enjeu stratégique dans ce conflit, représente 20% du pétrole consommé sur la planète. Son blocus a engendré une flambée des prix de l’énergie.

Interrogé sur une proposition de cessez-le-feu avec l’Iran avancée par des pays médiateurs, Donald Trump a jugé que « ce n’est pas encore assez bien mais c’est une étape très significative », pendant un échange avec des journalistes en marge d’une cérémonie organisée à l’occasion de Pâques à la Maison Blanche. De son côté, la Maison Blanche a confirmé que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, en ajoutant que Donald Trump n’avait pas validé cette idée.

Téhéran a, de son côté, prévenu les États-Unis et Israël que la région deviendrait un « enfer » pour eux si leurs attaques venaient à s’intensifier, reprenant la rhétorique utilisée par Donald Trump et laissant craindre une escalade supplémentaire au Moyen-Orient.