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Direct – Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu de 45 jours non validé.

Le président américain Donald Trump a menacé de faire de la journée de mardi celle « des centrales énergétiques et des ponts » en Iran si Téhéran n’a pas rouvert le détroit d’Ormuz, avec un ultimatum reporté à mardi 20h00 heure de Washington. La circulation dans le détroit d’Ormuz est bloquée par l’Iran depuis les premiers jours des frappes américaines et israéliennes, représentant 20% du pétrole consommé sur la planète.


Le président américain Donald Trump a menacé de faire de mardi une journée dédiée aux “centrales énergétiques et aux ponts” en Iran, avec un ultimatum fixé à 20h00 heure de Washington, si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz, vital pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette menace avait déjà été formulée le 22 mars. Les autorités iraniennes avaient rejeté un premier ultimatum.

Parallèlement, Israël a frappé des installations pétrochimiques du site de South Pars à Assalouyeh, qui assure, selon le ministre israélien de la Défense Israël Katz, “environ la moitié de la production pétrochimique du pays”. Plus tard, un autre complexe pétrochimique situé à Marvdasht, près de Chiraz, a également été attaqué, avec des sources locales parlant de “dégâts mineurs”.

Depuis le début des frappes américaines et israéliennes, la circulation dans le détroit d’Ormuz est bloquée par l’Iran. Ce passage maritime, enjeu stratégique dans le conflit, représente 20 % du pétrole consommé dans le monde. Son blocus a conduit à une forte hausse des prix de l’énergie.

Interrogé sur une proposition de cessez-le-feu avec l’Iran avancée par des pays médiateurs, Donald Trump a qualifié la situation de “étape très importante”. “Ce n’est pas encore assez bien mais c’est une étape très significative”, a déclaré le président américain lors d’un échange avec des journalistes en marge d’un événement à la Maison Blanche pour Pâques. La Maison Blanche a confirmé que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, tout en précisant que Donald Trump n’avait pas validé cette initiative.

De son côté, Téhéran a averti les États-Unis et Israël que la région se transformerait en “enfer” pour eux si leurs attaques se renforçaient, reprenant ainsi un langage similaire à celui de Donald Trump et laissant redouter une escalade supplémentaire au Moyen-Orient.