La région, clé du développement économique dans la régionalisation avancée
La 3e journée du panel scientifique sur « L’attractivité des régions et la charte de l’investissement » s’est tenue à Rabat du 31 mars au 02 avril dans le cadre de la 8e édition du Florilège culturel, initiée par l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable. Les intervenants ont souligné que l’attractivité territoriale repose sur des moyens concrets, des capacités d’action et des résultats réels.
La région est désormais considérée comme un levier central du développement économique et territorial, dans le contexte de la régionalisation avancée. Cette affirmation a été exprimée jeudi à Rabat, lors d’un panel scientifique sur « L’attractivité des régions et la charte de l’investissement ».
Les intervenants, réunis pour cette rencontre dans le cadre de la 8e édition du Florilège culturel, ont placé leur discussion sous le thème « Régionalisation avancée et gouvernance territoriale à l’ère de la Vision Royale et de l’intelligence artificielle ». Ils ont constaté que l’attractivité territoriale repose sur des moyens concrets, des capacités d’action et des résultats tangibles.
L’ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Ain Chock, Abdellatif Komat, a souligné lors de cette rencontre que la performance d’une région dépend de sa capacité à mobiliser et à gérer efficacement ses ressources. Expert en finance et marketing, il a ajouté que le principal défi consiste à transformer l’investissement public en une véritable attractivité territoriale, tout en intégrant les régions dans une vision cohérente du développement national.
De son côté, Ali Ghanbouri, président du Centre de prospective économique et sociale, a estimé que l’attractivité territoriale nécessite une veille prospective et une intelligence économique régionale, capables d’anticiper les transformations mondiales et de positionner les territoires au sein des chaînes de valeur. Il a plaidé pour la création de pôles régionaux spécialisés, basés sur les vocations spécifiques de chaque territoire, afin de répondre aux divers défis, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de l’investissement public et des disparités territoriales.
Concernant la Charte d’investissement, le professeur à la Faculté d’économie et de gestion de Kénitra, Hassan Azouaoui, a mis en avant son impact positif sur l’investissement privé, l’emploi et la réduction des inégalités. Selon lui, l’attractivité économique englobe également des domaines tels que la recherche, la cohésion sociale, la durabilité et la digitalisation, considérés comme des prérequis au développement territorial.
Ce panel s’inscrit dans le cadre de la 3e journée qui marque la clôture de la partie scientifique (31 mars – 02 avril) de la 8e édition du Florilège culturel, organisée par l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette édition a rassemblé des ministres, des experts internationaux, des décideurs, des présidents de régions, ainsi que des penseurs et chercheurs dans les domaines du droit public, des finances et de l’intelligence artificielle, lors de rencontres alliant profondeur académique et solutions pragmatiques.

