La résolution onusienne 2797 confirme l’engagement pour le Sahara marocain.
Le deuxième Congrès international du Réseau MENA-Latina s’est achevé le jeudi 2 avril à Tanger par l’adoption d’une déclaration finale réaffirmant un engagement en faveur de la démocratie, la paix et la justice. Les congressistes ont procédé à l’expansion du Réseau par une représentation régionale équilibrée, adoptant une structure organisationnelle comprenant Hend Mgaieth comme présidente et Jesus Tapia comme vice-président.
Les travaux du deuxième Congrès international du Réseau MENA-Latina se sont conclus le jeudi 2 avril à Tanger, avec l’adoption d’une déclaration finale réaffirmant un engagement fort en faveur de la démocratie, de la paix et de la justice tout en appelant « à la promotion de solutions politiques pacifiques aux conflits ». Dans cette déclaration, le Réseau a salué la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la question du Sahara marocain, en estimant qu’elle reflète « l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques, réalistes et pragmatiques aux différends régionaux ».
Le Réseau « considère l’Initiative d’autonomie comme une solution sérieuse, crédible et réaliste à ce conflit, dans le cadre du respect de la souveraineté nationale et de la stabilité régionale, conformément aux principes des Nations Unies ». Le texte, présenté par Maria Christina, cofondatrice du Réseau, réaffirme également un soutien indéfectible à la cause palestinienne et condamne fermement toute législation ou politique ciblant les droits des prisonniers, notamment les projets de loi concernant l’exécution des prisonniers, considérant qu’« ils constituent une violation grave du droit international humanitaire ».
Le communiqué appelle en outre à un arrêt immédiat de toutes les activités de colonisation, condamne les attaques contre les villages et villes palestiniens et attire l’attention sur la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Les congressistes, dénonçant l’agression contre le Liban, rejettent « tout plan visant à annexer des territoires libanais ou à saper sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Le document adopté exprime également son soutien aux processus démocratiques en Amérique latine et rejette « fermement toutes les formes de violence politique et les tentatives de prise de pouvoir par des moyens armés ou anticonstitutionnels ».
Il condamne les coups d’État militaires en Afrique ainsi que l’escalade de la violence dans plusieurs pays africains, le Réseau MENA-Latina considérant « ces pratiques comme sapant les fondements démocratiques et entravant le développement et la stabilité », tout en appelant à un retour rapide aux processus démocratiques et à la promotion du dialogue pacifique. Par ailleurs, dans sa déclaration, le Réseau signale une préoccupation face à la situation en Turquie et à la défense de l’État de droit, exprimant des craintes « des pressions politiques sur les processus judiciaires ». Il réaffirme son engagement à défendre l’État de droit en conformité avec les valeurs social-démocrates.
Les forces progressistes ont également exprimé leur « pleine solidarité avec Ekrem İmamoğlu et les autres maires, jouant un rôle crucial dans le renforcement de la démocratie et de la gouvernance locale en Turquie », tout en dénonçant toute ingérence contre les élus. Il est souligné, dans le cadre du processus de structuration du Réseau MENA-Latina, que l’expansion ayant eu lieu pendant le congrès s’est faite dans une perspective de représentation régionale équilibrée, adoptant une nouvelle structure organisationnelle. Elle comprend : Hend Mgaieth (présidente), Jesus Tapia (vice-président), Ayoub Elhachmi (secrétaire général), Mohamed Jenhani (coordinateur exécutif), ainsi que des coordinateurs régionaux.
Les jeunes sont également représentés par El Hassan Lachguar (coordinateur des jeunes parlementaires) et Salek Moussaoui (coordinateur des jeunes conseillers), qui siègent en tant que membres de droit. Les participants ont souligné l’importance de « renforcer la coopération entre les forces progressistes du monde entier et d’intensifier les efforts conjoints pour défendre la démocratie et les droits de l’Homme, tout en relevant les défis communs grâce à la solidarité internationale ».
Ils ont également appelé à une plus grande participation des jeunes dans la vie politique ainsi qu’à la consolidation des mécanismes d’action conjointe pour la liberté, la justice sociale et le développement. De plus, le Front de lutte populaire palestinien a été admis en tant que membre à part entière du Réseau MENA-Latina. Organisé à l’initiative du parti de l’Union socialiste des forces populaires, le Congrès a rassemblé des responsables et représentants d’environ quarante organisations d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Amérique latine et du bassin méditerranéen.
Au cours de deux jours, les forces progressistes internationales ont échangé sur les préoccupations contemporaines, y compris les transformations géopolitiques actuelles, l’impact des guerres et des conflits sur la stabilité politique et économique, les implications de la migration et la montée des réseaux criminels transnationaux. Les débats ont aussi porté sur les défis des politiques commerciales internationales dans un contexte de tensions mondiales, ainsi que sur la question de la paix fragile en Afrique et en Amérique du Sud et les moyens de la soutenir.
Tanger a été présentée comme un lieu symbolique, marquant le premier grand événement du Réseau MENA-Latina en 2021 avec 23 jeunes participants, et un événement précédent en 2019 en Colombie avec seulement huit participants. Aujourd’hui, le réseau compte 55 membres représentant 35 organisations, un fruit d’un long travail et une expansion qui se poursuit, malgré quelques absences dues à des annulations de vols pour des raisons géopolitiques.
Les intervenants ont exprimé une réelle satisfaction quant aux conclusions du congrès, mettant l’accent sur des thématiques variées comme la guerre au Moyen-Orient, la migration, le crime organisé et les politiques commerciales, soulignant l’importance d’une structuration politique concrète entre jeunes socialistes pour défendre des causes communes. Appelant à un renforcement des connexions internationales, ils ont convenu que cela est essentiel pour répondre aux défis contemporains de manière efficace.
Les discussions ont également mis en lumière divers angles d’analyse des conflits, et plusieurs participants ont exprimé leur volonté d’approfondir les échanges entre les différents pays et organisations représentés, tournant autour des enjeux spécifiques liés à chaque région.
Propos recueillis par A. Bouithy.

