Guerre au Moyen-Orient : L’Iran ne menace pas du pire après Trump
Donald Trump a repoussé de 24 heures son ultimatum à l’Iran, désormais fixé à « mardi 20H00 » heure de Washington (02 heures mercredi à Paris). Le porte-parole du commandement militaire iranien a averti que « les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues » si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent.
Le ton se durcit entre l’Iran et les États-Unis. Alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, Donald Trump a exprimé dimanche des propos violents à l’encontre de la République islamique. En réponse, l’Iran a intensifié ce lundi ses attaques vers Israël et les pays du Golfe, tout en menaçant de représailles « dévastatrices » si le président américain mettait à exécution ses menaces.
« Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues », a averti le porte-parole du commandement militaire iranien. « Les pertes et dégâts […] seront décuplés », a-t-il ajouté.
### Trump et son ultimatum
Quelques heures plus tôt, Donald Trump s’était montré particulièrement agressif sur sa plateforme Truth Social : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! ». Dans un revirement habituel, il a également prolongé de 24 heures son ultimatum à l’Iran, désormais fixé à « mardi 20H00 » heure de Washington (02 heures mercredi à Paris).
Imprévisible dans ses annonces, le président américain a programmé une conférence de presse à la Maison-Blanche ce lundi à 13 heures (19 heures à Paris). Il a également évoqué auprès de médias américains des « bonnes chances » d’un accord avec Téhéran pour mettre fin aux combats.
### Les prix du pétrole enflent
Le président américain continue de jouer sur les deux tableaux. Estimant avoir atteint ses objectifs militaires, il promet de s’en prendre aux infrastructures civiles de l’Iran, tels que les ponts et les centrales électriques, si la République islamique ne rouvre pas complètement le passage dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de Netanyahou », a répliqué le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Ce discours belliqueux a exacerbé les inquiétudes des investisseurs sur le marché pétrolier, à la suite d’une pause de trois jours pour Pâques. Les prix du baril de Brent et de WTI, les deux principales variétés de pétrole, évoluent ce lundi autour du seuil symbolique de 110 dollars. Ces tensions impactent également les prix de l’essence à travers le monde.
En parallèle des menaces et des attaques, des efforts diplomatiques se poursuivent. Oman, situé de l’autre côté du détroit d’Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a eu un entretien téléphonique avec ses homologues pakistanais et égyptiens, qui jouent un rôle de médiateurs. La Russie et la Chine, alliées de l’Iran, appellent également à une désescalade, mais sans succès jusqu’à présent.

