Tunisie

Tozeur : nouveau permis minier et prolongation pour Sidi El Hani

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a officialisé l’octroi d’un permis de recherche pour le projet « Chott El Gharsa » à la société Gulf Car, permettant des travaux d’exploration sur une période initiale de trois ans à partir du 3 avril 2026. La validité de la concession d’exploitation « Sidi El Hani » a été prorogée pour vingt-cinq ans, à compter du 28 août 2026, en faveur de la société Saïda, sous condition de finalisation de la régularisation foncière avec les propriétaires des terrains concernés.


Le paysage minier tunisien se dote d’un nouveau projet majeur dans le Sud. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a officiellement accordé un permis de recherche de substances minérales du quatrième groupe, dénommé « Chott El Gharsa », à la succursale tunisienne de la société Gulf Car. Cette autorisation, publiée dans le Journal Officiel du 3 avril 2026, permet à l’opérateur de débuter ses travaux d’exploration pour une période initiale de trois ans.

Cette décision s’aligne avec les dispositions du Code des Mines, qui divise les ressources souterraines en six catégories distinctes. Le site de Chott El Gharsa se concentre sur les substances du quatrième groupe, comprenant des minéraux stratégiques tels que les sels naturels sous toutes leurs formes, qu’ils soient solides ou dissous dans des saumures. Ce groupe inclut également des composants chimiques à forte valeur ajoutée, comme les bromures, les iodures, les sulfates et les nitrates.

En parallèle de cette nouvelle attribution, les autorités ont renouvelé des droits déjà établis dans la région du Sahel. La validité de la concession d’exploitation « Sidi El Hani », située entre les gouvernorats de Sousse et de Monastir, a été prolongée de manière exceptionnelle pour une durée de vingt-cinq ans. Cette extension bénéficiera à la société Saïda, qui continuera ses opérations sur ce site de 1 600 hectares à partir du 28 août 2026.

Cependant, ce renouvellement n’exempte pas l’exploitant de ses obligations légales et sociales. En accord avec les directives ministérielles du 23 mars 2026, l’entreprise doit obligatoirement finaliser la régularisation foncière avec les propriétaires des terrains concernés avant d’entamer toute nouvelle phase d’extraction. Cette disposition souligne la volonté de l’État de concilier développement industriel et respect du droit de propriété, comme le prévoit la législation minière en cours.