Face à la hausse de l’énergie, le gouvernement ne annonce pas de mesures d’aide.
Bart De Wever a décidé d’affecter l’intégralité des recettes fiscales temporairement accrues en raison de la crise afin de soutenir les personnes confrontées à l’augmentation des coûts des déplacements domicile-travail. Le gouvernement de Pedro Sanchez a mis sur la table 80 mesures pour un montant de cinq milliards, dont la baisse de la TVA sur le gaz et les carburants, permettant une baisse des prix à la pompe allant jusque 30 centimes par litre.
Bart De Wever a finalement décidé de réagir. Initialement réticent à prendre des mesures d’aide face à l’augmentation des prix des carburants et du gaz pour des raisons de rigueur budgétaire, le Premier Ministre a changé d’avis.
Hier, à la Chambre, Bart De Wever a indiqué que l’Europe est en train de travailler sur une série de mesures. « Une boîte à outils où nous pourrons aller puiser. »
Il a également ajouté que « même la prise de mesures fortes n’aurait qu’un effet très limité pour la population. Je considère bien sûr que nous devons agir d’urgence pour maîtriser nos prix de l’énergie de manière structurelle tant au niveau national qu’au niveau européen. Ça signifie, contribuer à augmenter l’offre, par exemple en maintenant autant que possible les centrales nucléaires ouvertes. »
Cependant, la pression était trop forte. En soirée, dans le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de son impact sur le marché de l’énergie, le gouvernement a décidé d’affecter, par le biais d’une enveloppe ciblée, l’intégralité des recettes fiscales temporairement accrues à cause de la crise pour soutenir les personnes confrontées à l’augmentation des coûts des déplacements domicile-travail ainsi que les ménages les plus vulnérables utilisant des combustibles fossiles pour le chauffage. Ces mesures seront temporaires et prendront fin automatiquement. D’ici le Conseil des ministres du 17 avril, une analyse complète et argumentée de l’impact budgétaire de la crise sur les dépenses et les recettes de l’État fédéral sera réalisée.
En attendant, quelques pays européens ont pris des mesures ces dernières semaines, des initiatives variées avec des recours financiers distincts.
L’Espagne a dégagé cinq milliards
Le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé 80 mesures pour un montant total de cinq milliards. Parmi elles figure la réduction de la TVA sur le gaz et les carburants, permettant une baisse des prix à la pompe pouvant atteindre 30 centimes par litre. Le gouvernement a également mis en place des aides pour les ménages les plus précaires.
L’Italie et la France ont également pris des mesures
L’Italie avait déjà décidé de réduire les accises sur les carburants jusqu’au 6 avril. Cette mesure a été prolongée jusqu’au 1er mai, entraînant une baisse de 25 centimes au litre à la pompe. Le coût de cette prolongation s’élève à nouveau à 500 millions d’euros.
De son côté, le gouvernement français, sous la direction de Lecornu, a débloqué 70 millions d’euros pour aider les professionnels les plus touchés par la hausse des carburants, avec des mesures qui prendront effet en avril. Les petites entreprises de transport routier et les pêcheurs sont concernés. Les agriculteurs bénéficieront également d’une exonération totale du droit d’accises sur le gazole non-routier agricole pour ce mois d’avril.

