France

La justice valide la Rencontre des musulmans de France contre la préfecture de police de Paris.

La justice administrative a autorisé vendredi la tenue de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) près de Paris, après qu’un arrêté de la préfecture de police avait interdit cet événement en raison d’un « risque terroriste ». Le tribunal administratif de Paris a conclu que les éléments présentés par le préfet de police « n’étaient pas établis par les éléments versés au dossier » et n’étayaient pas un risque de contre-rassemblements.


Interdite ou autorisée ? La justice administrative, saisie en urgence, a finalement permis vendredi la tenue de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) près de Paris. Jeudi, la préfecture de police de Paris avait interdit par un arrêté ce rassemblement en raison d’un « risque terroriste » pesant sur l’ensemble des participants.

Le juge des référés a jugé que « les troubles à l’ordre public invoqués » par le préfet de police pour justifier l’interdiction du rassemblement prévu de vendredi à lundi au Parc des Expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis) « n’étaient pas établis par les éléments versés au dossier », selon le communiqué du tribunal administratif de Paris.

Pas de mobilisation policière particulière

Dans son arrêté d’interdiction, que la justice a suspendu, le préfet de police soulignait que cet événement « intervient dans un contexte international et national particulièrement tendu » et qu’il est « exposé à un important risque terroriste à l’égard de la communauté musulmane ». Cependant, le tribunal administratif de Paris estime que les éléments fournis par le préfet ne prouvaient pas l’existence d’un risque « de contre-rassemblements, ni que le rassemblement organisé serait spécifiquement ciblé par des organisations appartenant à la mouvance ultra droite ».

Le juge a également noté l’absence d’incidents prouvés lors de précédentes éditions, « qui s’étaient également tenues au Parc des Expositions du Bourget dans des contextes tendus notamment après les attentats de Paris en 2015 ». De plus, il a considéré « qu’il n’était pas suffisamment établi que le contexte politique et social prévalant en région parisienne pendant la durée du rassemblement nécessiterait une mobilisation exceptionnelle de moyens de police », selon le communiqué du tribunal.