Rima Hassan à nouveau convoquée par la PJ après sa garde à vue.
Rima Hassan est convoquée ce vendredi par la police judiciaire de Paris pour des faits distincts de ceux qui ont conduit à sa garde à vue, où elle a été placée jeudi et est ressortie libre en fin de soirée. Selon le parquet, des matières s’apparentant à du CBD et à de la 3MMC ont été découvertes lors de la fouille de ses effets, mais ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte.
Rima Hassan est de nouveau convoquée ce vendredi par la police judiciaire de Paris, mais pour des faits sans rapport avec sa garde à vue de la veille, selon une source proche du dossier. L’eurodéputée LFI doit se rendre auprès des enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes.
Jeudi, elle a été placée en garde à vue et a été relâchée en fin de soirée avec une convocation pour le 7 juillet. Elle doit y être jugée pour « apologie du terrorisme » en lien avec un de ses posts sur X. Lors de son intervention sur BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice concernant le post de Rima Hassan, qui faisait référence à Kozo Okamoto, l’un des auteurs du massacre ayant eu lieu le 30 mai 1972 à l’aéroport de Tel-Aviv, causant la mort de 26 personnes.
« C’était normal de faire un signalement […]. Le tweet de Mme Hassan est grave », a déclaré le ministre de l’Intérieur, dénonçant un « acharnement ». Il a affirmé qu’il ne « fallait rien laisser passer ». « L’action politique doit rester dans les limites de l’Etat de droit ».
Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a dénoncé vendredi sur Sud Radio ce qu’il considère comme un « acharnement ». Jeudi, lors de la fouille de ses effets personnels, il a été découvert « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse), sur lesquelles elle a été interrogée », a précisé le parquet à l’issue de sa garde à vue. « Ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte ».
Manuel Bompard a assuré que Rima Hassan n’avait « aucune drogue sur elle », dénonçant des « informations mensongères » utilisées pour la « salir ».

