L’absentéisme baisse « significativement » en 2025, une première en 25 ans.
Lors d’une journée de travail moyenne en 2025, 8,09% des salariés étaient absents pour cause de maladie, contre un niveau record de 8,49% en 2024. L’absentéisme de longue durée (plus d’un an) est resté à un niveau « historiquement élevé » de 3,35% en 2025, selon les calculs de Securex sur la base d’un échantillon de 22.583 employeurs et 188.857 salariés.
Lors d’une journée de travail typique en 2025, 8,09 % des salariés étaient absents pour des raisons de maladie, contre un niveau record de 8,49 % en 2024.
L’absentéisme de moyenne durée (entre un mois et un an) a connu la plus forte diminution, passant de 2,58 % en 2024 à 2,30 % en 2025. L’absentéisme de courte durée (jusqu’à un mois) a également baissé, de 2,58 % à 2,43 %. En revanche, l’absentéisme de longue durée (plus d’un an) est resté à un niveau « historiquement élevé » de 3,35 % en 2025, selon les calculs de Securex, basés sur un échantillon de 22 583 employeurs et 188 857 salariés.
Le spécialiste des ressources humaines note que la baisse de l’absentéisme de moyenne durée coïncide avec l’introduction d’une nouvelle politique de convocation mise en place en 2024 et pleinement appliquée en 2025. Cette politique renforce l’accompagnement par le médecin-conseil et le coordinateur de retour au travail, qui contactent désormais les travailleurs en arrêt maladie plus tôt et plus souvent pour explorer les possibilités d’une réintégration adaptée.
Un recul plus marqué chez les ouvriers
« Nous constatons dans la pratique que le suivi des collaborateurs absents est plus rapide et mieux ciblé. Les travailleurs se sentent mieux informés et soutenus, tandis que les employeurs et les responsables hiérarchiques réfléchissent plus activement aux possibilités de réintégration. Cette volonté commune d’aborder le sujet ouvertement renforce la qualité du processus de réintégration dans la pratique », souligne Elisabeth Etter, consultante en ressources humaines chez Securex, dans un communiqué.
La baisse de l’absentéisme en 2025 est plus prononcée chez les ouvriers que chez les employés, ce qui pourrait être dû à la nature différente des problèmes de santé touchant généralement ces deux groupes.
« Chez les ouvriers, les causes sont plus souvent d’ordre physique, tandis que chez les employés, ce sont plus souvent des troubles psychosociaux qui en sont à l’origine. Les troubles physiques offrent souvent un parcours de rétablissement plus prévisible et sont mieux connus que les troubles psychosociaux. Le seuil à franchir pour reprendre le travail chez le même employeur à temps partiel est donc potentiellement moins élevé que dans le cas de troubles psychosociaux fortement liés au travail, comme le burn-out », explique Gianinna Ng, médecin-directeur aux Mutualités Libres (Partenamut).

