France

Retraités tués dans les Ardennes : petite fille et petit ami avouent l’assassinat.

La petite-fille, mineure, et son petit ami ont reconnu avoir tué les deux grands-parents, retrouvés dans leur cave dans les Ardennes. Selon le maire de Villers-Semeuse, Jérémy Dupuy, les victimes étaient des « retraités très actifs », « sympathiques » et s’impliquaient dans le tissu associatif local.

Principaux suspects dans le meurtre de deux septuagénaires dans les Ardennes, leur petite-fille, mineure, et son petit ami ont reconnu avoir tué les deux grands-parents et sont actuellement en garde à vue pour assassinat.

D’après les récits recueillis lors de leur garde à vue, rapportés par le procureur, c’est l’adolescente qui aurait planifié ces meurtres, perpétrés à l’aide d’une arme blanche, car ses grands-parents, chez qui elle vivait, s’opposaient à sa relation avec son petit ami. Selon leurs déclarations, chacun aurait porté des coups de couteau.

Des retraités sans histoire

Les deux retraités ont été retrouvés chez eux, avec des traces de sang menant les policiers au sous-sol et à la cave. Les corps sans vie des deux septuagénaires, présentant des blessures par arme blanche et des signes de défense, ont été découverts à cet endroit.

Des témoins ont rapporté aux enquêteurs avoir entendu un cri provenant de la maison lundi matin, aux alentours de 9h, a ajouté la source policière. Le maire de Villers-Semeuse, Jérémy Dupuy, se souvient des victimes comme des « retraités très actifs », « sympathiques », qui « s’intéressaient à la vie de la commune » et s’impliquaient dans le tissu associatif local, notamment « à but social ».

La petite-fille et son copain ont avoué avoir tué les deux grands-parents retrouvés dans leur cave dans les Ardennes.
La petite-fille et son copain ont avoué avoir tué les deux grands-parents retrouvés dans leur cave dans les Ardennes.  - M.Allili/Sipa

La petite-fille vivait chez les victimes, qui en avaient la garde, a appris l’AFP de cette source policière. Elle n’était pas présente lors de l’intervention de la police et était absente de son lycée depuis la veille, tout comme son petit ami, connu pour des faits de violences, selon cette source.

Ils vivaient modestement dans le quartier d’une ancienne cité ouvrière et prenaient soin de leur petite-fille « depuis qu’elle était petite », a précisé l’élu interrogé par l’AFP. La jeune fille ne se faisait pas remarquer, a assuré l’édile : « Il n’y a jamais eu ni débordement ni problématique » quelconque en lien avec elle au niveau de la commune, il n’y avait « aucun sujet par rapport à la petite-fille, en tout cas jusqu’à aujourd’hui ».