Hammamet : deux individus interpellés avec du Botox périmé
Les unités de sécurité de la délégation de Hammamet ont interpellé deux individus, dont un est de nationalité étrangère, soupçonnés de commercialiser des quantités de ‘Botox’ périmé dans la zone de « Oued Baten » à Hammamet. L’utilisation d’un Botox périmé ou mal conservé comporte des risques sur la santé, notamment des complications locales, des infections, et des effets secondaires tels qu’une chute de la paupière et des troubles de la vision.
Des sources bien informées ont annoncé sur les ondes de la Radio Jawhara Fm que les forces de sécurité de la délégation de Hammamet ont arrêté deux personnes, dont l’une est d’origine étrangère, soupçonnées de vendre des quantités de Botox périmé dans la zone de « Oued Baten » à Hammamet.
Il convient de préciser que le Botox est le nom commercial de la toxine botulique. Il s’agit d’une protéine purifiée produite par la bactérie Clostridium botulinum. Ce produit est utilisé en médecine, en particulier en esthétique, par injection pour bloquer temporairement la communication entre les nerfs et les muscles, provoquant ainsi une relaxation musculaire.
En esthétique, le Botox est principalement utilisé pour réduire les rides d’expression (rides du lion entre les sourcils, pattes d’oie au coin des yeux, rides du front) en relaxant les muscles responsables de ces rides. Dans le domaine médical, il est également employé pour traiter diverses conditions telles que les spasmes musculaires, les tics faciaux, l’hyperhidrose (excès de transpiration), mais aussi les migraines chroniques ou certains troubles de la vessie. Toutefois, cette substance n’est pas exempte de risques. Son utilisation est contre-indiquée chez les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que chez certaines personnes atteintes de maladies neuromusculaires. Bien que le Botox contrôlé présente des risques, l’utilisation de Botox périmé ou mal conservé comporte des dangers considérables pour la santé et l’esthétique.
En effet, le premier risque est l’inefficacité du traitement. Lorsque la date de péremption est dépassée, la toxine se dégrade et perd son efficacité à bloquer les signaux nerveux. Par conséquent, les injections peuvent ne pas avoir d’effet visible ou donner des résultats très variables, laissant certaines zones du visage immobiles tandis que d’autres restent actives, ce qui est inesthétique.
Le deuxième risque, plus complexe, concerne les complications locales et les infections. Si le produit est périmé, sa stérilité n’est plus assurée, surtout s’il a été mal conservé. Cela peut entraîner des réactions inflammatoires graves au point d’injection, des rougeurs persistantes, des œdèmes (gonflements) ou, dans des cas plus graves, des abcès cutanés nécessitant une attention médicale immédiate.
Le risque le plus sérieux est celui de la diffusion imprévisible du produit. Un Botox dégradé peut se propager vers des muscles voisins, ce qui n’était pas prévu. Cela peut causer des effets secondaires désagréables et inesthétiques, tels qu’un affaissement de la paupière (ptosis), une asymétrie du sourire ou des troubles de la vision, qui peuvent persister pendant plusieurs mois jusqu’à ce que le produit soit naturellement éliminé par le corps.

