De 40 à 69 ans, la vitesse de marche est-elle un indicateur de longévité ?
Une étude menée sur plus de 400 000 adultes âgés de 40 à 69 ans a analysé cinq facteurs clés concernant l’espérance de vie, à partir des données de la UK Biobank sur une période de 16 ans. Les résultats montrent que ces indicateurs, liés au mode de vie, améliorent la précision des prévisions de mortalité de 10 % chez les femmes et de 19 % chez les hommes.
Une étude récente indique que des indicateurs simples de la vie quotidienne peuvent prédire l’espérance de vie avec une précision supérieure à certains marqueurs médicaux traditionnels.
Cette recherche, réalisée sur plus de 400 000 adultes âgés de 40 à 69 ans, s’appuie sur les données de la UK Biobank et s’étend sur une période de 16 ans. Publiée dans Mayo Clinic Proceedings, elle a examiné cinq facteurs clés : la force de préhension, l’activité physique, la fréquence cardiaque au repos, la durée du sommeil et la vitesse de marche.
Les résultats montrent que ces indicateurs, directement liés au mode de vie, améliorent la précision des prévisions de mortalité de 10 % chez les femmes et de 19 % chez les hommes, dépassant ainsi des mesures classiques telles que la pression artérielle ou le cholestérol.
Cependant, un facteur émerge de manière significative : la vitesse de marche. Elle apparaît comme le meilleur prédicteur de mortalité, reflétant l’état général de santé — tant cardiovasculaire que musculaire et neurologique. Les individus qui marchent lentement présentent généralement plus de risques, notamment une fréquence cardiaque élevée, de l’hypertension et un indice de masse corporelle plus élevé.
Pour les chercheurs, ces résultats ouvrent la possibilité d’une évaluation fondée sur des indicateurs simples à mesurer au quotidien, offrant ainsi la possibilité d’une détection précoce des risques et d’une amélioration du mode de vie.

