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Guerre en Iran : Trump relance ses menaces, le pétrole flambe

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord grimpait de 7,28 % vers 11h25 à Paris, à 108,52 dollars. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) mercredi, la réserve stratégique des États-Unis a perdu environ 300.000 barils durant la période de sept jours achevée le 27 mars.


Son discours martial suscite une forte inquiétude sur les marchés. Les prix du pétrole ont enregistré une hausse jeudi, affichant une augmentation de plus de 7 %, après un discours de Donald Trump jugé plus agressif que prévu. Le président américain a refroidi les espoirs d’un apaisement rapide du conflit qu’il mène contre l’Iran. Mercredi, il a annoncé son intention de frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment ses infrastructures énergétiques.

« La confirmation par le président que les pays dépendant du détroit d’Ormuz doivent agir pour garantir sa réouverture a contribué à faire grimper la prime de risque du Brent ». Cela laisse « présager de nouvelles opérations militaires dans les prochains jours », déclare Claudio Galimberti, analyste chez Rystad Energy, basé au Texas.

Après une baisse depuis le début de la semaine, en raison de la perspective d’un apaisement, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a bondi de 7,28 % vers 11h25 à Paris, atteignant 108,52 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a affiché une hausse de 7,06 % à 107,19 dollars.

Le détroit d’Ormuz reste toujours fermé de facto. « La libération des réserves stratégiques et la réduction des stocks seront d’autant moins efficaces que leur niveau diminuera, si le détroit d’Ormuz reste fermé », souligne Ryan Sweet, d’Oxford Economics. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) mercredi, la réserve stratégique des États-Unis a enregistré une perte d’environ 300.000 barils durant la période de sept jours se terminant le 27 mars.

L’organisme a également observé une « hausse significative de 5,5 millions de barils des stocks de brut américains la semaine dernière », note Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown. Cette augmentation « aurait normalement fait pression sur les prix, mais est passée inaperçue dans le contexte actuel ».