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Pourquoi le « catching print » ciblant le pénis des hommes pose-t-il problème ?

Les utilisateurs de TikTok ont popularisé une tendance appelée « catching print », qui consiste à évaluer la taille du pénis d’un homme à partir de la forme dessinée dans son pantalon. Anwar White, un coach en séduction suivi par plus d’un million de personnes, a présenté un guide sur cette méthode dans une vidéo qui a été visionnée plus de 13 millions de fois.


Avant, on estimait la taille de l’entrejambe d’un homme en observant la taille de ses mains ou de ses pieds. Les méthodes permettant de deviner ce qu’ils ont dans leur pantalon ne sont donc pas nouvelles. Cependant, les utilisateurs de TikTok ont développé une nouvelle tendance appelée « catching print ». Cette méthode, créée par un coach en séduction, consiste à déduire la taille du pénis d’un homme en se basant sur la forme dessinée dans son pantalon.

Les réseaux sociaux sont depuis longtemps une source inépuisable de nouveaux termes liés au sexe et aux relations amoureuses. La récente expression « catching print » s’inscrit parfaitement dans cette tendance. Seuls les utilisateurs de TikTok comprennent son sens, qui est d’évaluer la virilité des hommes en public, en observant la silhouette suggérée par leur pantalon.

### A, B ou C ?

Cette nouvelle expression a gagné en popularité grâce à Anwar White, un coach en séduction autoproclamé qui compte plus d’un million de followers. Sa vidéo virale sur TikTok a été visionnée plus de 13 millions de fois. Dans celle-ci, il présente pendant plusieurs minutes ce qu’il appelle « un guide pour les femmes désireuses de comprendre ce qui se cache sous le pantalon d’un homme », le tout sous forme d’analyse de mode. Tout est formulé sous des sous-entendus, probablement pour éviter que le contenu soit supprimé par la plateforme.

Selon ce spécialiste, il existe trois catégories de formes qui pourraient indiquer la taille d’un pénis. Pour le type A, il faut détecter une petite bosse « au milieu ou au-dessus de l’entrejambe », qui représente environ 10 à 15 centimètres. Le type B correspond à une forme « au milieu ou en bas de l’entrejambe », soit environ 15 à 20 centimètres. Le type C est, pour Anwar White, « le plus spectaculaire des trois » : il décrit cette forme comme « enveloppée ou en forme de banane », correspondant à 20 centimètres ou plus.

### Du bodyshaming à destination des hommes

Bien que cette tendance puisse sembler amusante, elle a rapidement pris une tournure problématique. Initialement, la TikTokeuse Piper Bailey a publié une courte vidéo où elle demandait : « Si vous pouviez voir la taille du pénis d’un homme comme vous pouvez voir les seins d’une fille, beaucoup d’hommes la fermeraient. » Elle soulignait ainsi que les corps des femmes sont constamment jugés et sexualisés par les hommes. Elle voulait donc explorer s’il existait une méthode permettant de déterminer à l’œil nu la taille de l’anatomie masculine, moment où Anwar White a partagé son guide. Cependant, comme souvent, l’humour a cédé la place à des contenus problématiques. Certains utilisateurs de TikTok prennent en photo des hommes pour ensuite commenter leur anatomie sur les réseaux sociaux.

Par le passé, le réseau social chinois a déjà supprimé ou restreint des contenus semblables analysant les corps des femmes. Pourtant, les vidéos liées au « catching print » continuent d’être partagées, tournées en dérision et mises en avant par les algorithmes. TikTok n’a pas commenté cette tendance et, pour l’instant, rien n’indique que l’expression enfreigne une règle de la plateforme. En se contentant de sous-entendus sexuels, les créateurs de contenu réussissent donc à échapper à toute censure.