Guerre au Moyen-Orient : Déploiement des soldats français Casques Bleus.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir ce mardi après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban. Aujourd’hui, les Casques bleus se composent d’environ 53.850 militaires fournis par des armées nationales du monde entier, selon les derniers chiffres de l’ONU de janvier 2026.

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence ce mardi à la suite du décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban. Cette réunion a été convoquée à la demande de la France. Mais quel est le nombre de soldats français Casques bleus et où sont-ils stationnés ? 20 Minutes fait le point.
Qu’est-ce que les Casques bleus ?
Les Casques bleus désignent la composante militaire des opérations de maintien de la paix (OMP) mises en place en 1948 par l’Organisation des Nations unies (ONU), fondée en 1945 sur le principe que le dialogue et un contrôle mutuel entre les États peuvent prévenir les conflits. C’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui prend principalement la décision de déployer ces OMP dans des zones de conflit pour restaurer ou maintenir la paix, selon le ministère des Armées.
La première mission des Casques bleus commence en 1948, visant à surveiller la trêve de la guerre arabo-israélienne. Cependant, la première force d’urgence onusienne est formée en 1956 pour superviser le retrait des forces françaises, britanniques et israéliennes à Suez, en Égypte, précise le ministère des Armées.
Depuis le lancement des Casques bleus en 1948, 71 opérations ont été déployées à travers le monde. À l’heure actuelle, 11 opérations sont actives, dont 5 en Afrique.
Quel est le nombre de soldats français Casques bleus ?
Les Casques bleus se composent de personnels nationaux placés sous l’autorité de l’ONU. Ces forces militaires, reconnaissables à leurs uniformes bleus et blancs arborant le drapeau de l’ONU, englobent des civils, militaires et forces de police. Leur effectif varie selon la mission assignée, selon vie-publique.fr. Actuellement, les Casques bleus comptent environ 53.850 militaires fournis par des armées nationales du monde entier, d’après les derniers chiffres de l’ONU de janvier 2026.
Pour ce qui est de la France, près de 750 militaires français sont actuellement déployés dans le monde. Ce pays occupe la 26e position des contributeurs de troupes (sur 121) et la 6e place en tant que contributeur financier. « Notre présence est minimale, mais suffisante », a déclaré en juillet 2025 le général de brigade Vincent de Kytspotter, chef de la représentation militaire et de défense à l’ONU, lors des 80 ans de l’organisation.
Selon des données de janvier 2025, c’est le Népal qui est le principal contributeur en termes de troupes, avec 5.293 soldats.
Où sont déployés les soldats français ?
Les soldats français sont engagés dans cinq opérations. La Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) représente la grande majorité de ce contingent, avec près de 700 militaires (parmi environ 7.500 Casques bleus provenant de 48 pays). Présente depuis 1978, elle a été initialement établie pour superviser le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban.
Les autres missions dans lesquelles les soldats français sont impliqués comportent généralement « uniquement » quelques dizaines de soldats chacune. Il s’agit de la Monusco, en République démocratique du Congo ; la Minurso, au Sahara occidental ; l’Onust, au Moyen-Orient ; et la Minusca, en République centrafricaine, qui est la plus grande mission avec 15.688 personnels venant de tous les pays contributeurs.
Quelles sont les missions des Casques bleus ?
Les soldats des Casques bleus représentent la communauté internationale dans des zones de conflit. Leur rôle consiste à ne pas intervenir directement dans les hostilités, bien qu’ils aient la possibilité de recourir à la force en cas de légitime défense. Leurs missions incluent la surveillance des cessez-le-feu en tant qu’observateurs. Ils peuvent également agir comme force d’interposition pour prévenir le retour aux hostilités et veiller au désarmement et à la démobilisation des combattants.
De plus, les Casques bleus sont chargés de protéger les populations civiles. « Tout recours à la force par une partie est considéré comme dirigé contre les Casques bleus, au nom du principe de sécurité collective », précise le site du gouvernement français.
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Après la mort de trois de ses Casques bleus lors de deux attaques distinctes au Liban, l’Indonésie a appelé mardi les parties en conflit au Moyen-Orient « à respecter le droit international humanitaire ». « La sécurité des forces de maintien de la paix doit être la priorité absolue. Tous les belligérants sont instamment priés de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel de maintien de la paix », a déclaré Rico Ricardo Sirait, porte-parole du ministère indonésien de la Défense.

