La réforme du chemin de fer progresse à la Chambre, opposition de la gauche.
Le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a défendu la nécessité de ce texte à l’horizon de 2032, en soulignant que « les décisions que nous devons prendre sont difficiles ». Le projet de loi met en place un « comité d’escalade » composé de trois représentants syndicaux et des CEO des trois sociétés, ainsi que des présidents des conseils d’administrations de ces sociétés.
Le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a affirmé la nécessité de ce texte à l’horizon de 2032, période à laquelle la libéralisation du rail et la mise en concurrence deviendront des réalités au sein de l’UE.
« Ce projet n’est ni idéologique, ni dogmatique mais pragmatique, juridiquement encadré et financièrement responsable. Les décisions que nous devons prendre sont difficiles, elles portent atteinte à l’histoire et à l’identité du chemin de fer belge mais elles sont nécessaires », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne les critiques formulées par les députées Nathalie Eggermont et Farah Jacquet (PTB), celles-ci ont mis en avant le risque d’une situation similaire à celle de la Grande-Bretagne, où la privatisation des services a suscité de vives critiques.
Le projet de loi propose également une révision de la concertation sociale au sein des chemins de fer. Un « comité d’escalade » sera instauré en cas de blocage des négociations. Ce comité sera composé de trois représentants syndicaux et des CEO des trois sociétés, accompagnés des présidents des conseils d’administration de ces entreprises. Les décisions seront prises à la majorité des deux tiers.
Le ministre a fermement rejeté ces accusations. « Considérer que les présidents des conseils d’administration adopteront d’office le point de vue des directions est irrespectueux à l’égard du rôle que ces présidents doivent légalement assumer », a-t-il soutenu.

