Emmanuel Macron au Japon : enjeux culturels, nucléaires et iraniens.
Emmanuel Macron entame ce mardi une visite au Japon afin de renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil ou l’innovation technologique. Il participera ensuite à une soirée dédiée à la culture populaire nippone et une rencontre est prévue avec Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos.
L’empire du Soleil Levant attend Emmanuel Macron. Le président français entame ce mardi une visite au Japon afin de renforcer les partenariats franco-japonais dans les domaines du nucléaire civil et de l’innovation technologique.
Emmanuel Macron doit arriver à Tokyo à 17h30 (heure locale, soit 10h30 à Paris). Il participera ensuite à une soirée dédiée à la culture populaire nippone et rencontrera Kunihiko Moriguchi, un peintre renommé de kimonos. Des échanges économiques et politiques sont prévus mercredi, et le couple présidentiel déjeunera avec l’Empereur Naruhito et l’Impératrice jeudi.
Il s’agit de son quatrième déplacement dans l’archipel, mais c’est la première fois qu’Emmanuel Macron s’y rend pour une visite entièrement consacrée aux relations avec le Japon. Mercredi sera également l’occasion de son premier entretien complet avec la Première ministre Sanae Takaichi, après un échange lors du G20 à l’automne.
Un responsable de la diplomatie japonaise a mentionné, parmi les attentes, « la poursuite des communications en vue d’un apaisement rapide de la situation en Iran ». La présidence française a confirmé que « la crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges ». Les deux dirigeants discuteront de « la façon dont on peut essayer de trouver des solutions communes », en mettant l’accent sur une possible coopération autour d’une initiative française visant à rallier une coalition de « volontaires » au sujet du détroit d’Ormuz, une voie de transit majeure pour les importations de pétrole du Japon et de la Corée du Sud, pays où Emmanuel Macron se rendra ensuite jeudi et vendredi.
Emmanuel Macron, qui a longtemps souligné sa capacité à dialoguer avec Donald Trump – bien que les relations semblent s’être récemment tendues –, pourra échanger à ce sujet avec Sanae Takaichi. Elle est devenue en octobre la première femme à diriger l’archipel, se distinguant par des positions ultranationalistes et conservatrices, et a exprimé des affinités avec le président américain.
Au-delà des enjeux géopolitiques, le président entend profiter de cette visite pour mettre en avant « l’attractivité de la France ». Accompagné de nombreux chefs d’entreprises françaises, il doit rencontrer mercredi, en marge d’un forum économique, les dirigeants de SoftBank, leader des investissements dans l’intelligence artificielle, ainsi que ceux d’Iwatani, une entreprise japonaise ayant investi dans la start-up lyonnaise Carester.
Les deux pays prévoient également de signer une feuille de route en matière de nucléaire civil, dans le cadre d’une coopération déjà bien établie. Ils souhaitent renforcer leurs partenariats dans le domaine spatial, la recherche et les « technologies de rupture ». Un volet consacré à la sécurité est également prévu en présence de plusieurs ministres français, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères.

