Guerre en Ukraine : Zelensky propose une trêve et s’excuse des drones en Finlande
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suggéré une trêve énergétique à la Russie pour répondre à la crise déclenchée par la guerre au Moyen-Orient. Un mort et une douzaine de blessés ont été rapportés suite aux attaques de drones ukrainiens menées en Russie dans la nuit de dimanche à lundi.

Les événements récents concernant la guerre en Ukraine vous ont échappé ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les principales informations du lundi 30 mars 2026, au 1.496e jour du conflit.
Le fait du jour
Une proposition a été faite. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays a accentué ces dernières semaines ses attaques sur des installations pétrolières russes, a suggéré ce lundi une trêve énergétique à la Russie en réponse à la crise engendrée par le conflit au Moyen-Orient.
L’Ukraine a récemment reçu « des signaux de certains de nos partenaires » demandant de « réduire nos frappes contre le secteur pétrolier » russe, a expliqué Volodymyr Zelensky lors d’une conférence avec des journalistes, y compris ceux de l’AFP. « Je souligne encore une fois que si la Russie est prête à ne pas frapper le secteur énergétique ukrainien, nous ne frapperons pas leur secteur énergétique en réponse », a-t-il ajouté.
Moscou lance chaque nuit plusieurs centaines de drones sur l’Ukraine, et celle-ci riposte de plus en plus en visant des infrastructures énergétiques et militaires sur le sol russe. Ces derniers jours, l’Ukraine a déclaré avoir effectué plusieurs frappes sur des installations pétrolières le long de la côte russe dans le golfe de Finlande.
La déclaration du jour
« Nous avons déjà présenté nos excuses à la partie finlandaise pour cet incident »
Ces mots proviennent de Gueorguiï Tykhy, porte-parole de la diplomatie ukrainienne. Kiev a présenté ce lundi ses excuses à la Finlande après que deux drones se sont écrasés dimanche dans le sud du pays. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également eu un entretien lundi avec son homologue Alexander Stubb.
« Aucun drone ukrainien n’a été dirigé en direction de la Finlande », a affirmé Gueorguiï Tykhy, sans confirmer explicitement que les engins tombés en Finlande étaient ukrainiens. « La cause la plus probable est une déviation provoquée par les systèmes de guerre électronique russes », a-t-il ajouté. « L’Ukraine partage déjà toutes les informations nécessaires pour clarifier l’ensemble des circonstances. »
Le Premier ministre finlandais Petteri Orpo a déclaré dimanche qu’il était probable que des drones ukrainiens aient été impliqués dans des attaques visant des infrastructures russes dans des zones proches de la frontière finlandaise.
La Finlande est l’un des alliés les plus loyaux de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe.
Le chiffre du jour
Un mort et une douzaine de blessés. C’est le bilan des attaques de drones ukrainiens menées sur le sol russe dans la nuit de dimanche à lundi, selon les autorités russes.
« Un homme a été tué » à la suite « d’une frappe de drone sur Taganrog », une ville portuaire et industrielle située à environ 70 km à l’ouest de Rostov-sur-le-Don, a précisé le gouverneur de la région de Rostov, qui est frontalière avec l’Ukraine.
La tendance
La Russie a été informée de l’expulsion d’un diplomate travaillant à l’ambassade du Royaume-Uni à Moscou, accusé d’appartenir aux services de renseignement britanniques, a annoncé lundi le ministère russe des Affaires étrangères, des accusations immédiatement démenties par Londres. Le ministère a indiqué que « cet employé appartient aux services spéciaux du Royaume-Uni » et qu’il « menait des activités de reconnaissance et de subversion » en Russie.
Il est affirmé que cet homme a « fourni sciemment de fausses informations le concernant pour obtenir l’autorisation d’entrer » sur le territoire russe, et son accréditation a été annulée. Il devra quitter la Russie dans un délai de deux semaines, a précisé le FSB.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a qualifié ces accusations de « totalement absurdes » et a dénoncé « une campagne de harcèlement de plus en plus agressive et coordonnée contre les diplomates britanniques ». « Le Royaume-Uni ne tolère pas que le personnel de ses ambassades et leurs familles soient victimes d’intimidations », a ajouté le Foreign Office.

