Pour réinventer l’économie nationale : restructurer secteurs et humains.
La situation sécuritaire au Moyen-Orient devrait connaître, vraisemblablement, des escalades, ce qui pourrait impacter les économies, notamment les moins loties. Le Chef de l’Etat a réaffirmé, récemment, que la situation des biens confisqués n’est plus permise et qu’il est impératif d’en finir, définitivement, avec ce dossier.
A quelque chose malheur est bon : la situation complexe et ambiguë, tant sur le plan régional qu’international, pourrait, selon l’avis des experts, offrir une opportunité pour réinventer l’économie nationale, préserver notre « indépendance commerciale » et adopter une logique de croissance durable.
Pour cela, il est crucial de s’engager sérieusement dans une véritable restructuration, tant au niveau sectoriel que financier et humain. Cela est d’autant plus essentiel que notre pays dispose, comme le souligne souvent le Chef de l’État, d’un potentiel exceptionnel qu’il suffit de valoriser pour garantir une valeur ajoutée certaine.
Tout laisse à penser que la situation sécuritaire au Moyen-Orient va connaître, probablement, des escalades. Une perspective décourageante, car elle pourrait finir par affecter les économies, notamment celles qui sont les plus vulnérables. Certes, nous n’en sommes pas encore là, mais il est préférable d’anticiper plutôt que d’être pris au dépourvu. Nos décideurs économiques et nos architectes financiers, déjà attentifs à l’évolution de la situation, doivent renforcer les mesures de sécurisation et peaufiner leurs scénarios de réponse.
La question principale concerne, sans aucun doute, l’optimisation des ressources financières, essentielles pour maintenir un niveau de résilience sécurisant. Cette question est d’autant plus cruciale que nos finances publiques, malgré une nette amélioration, demeurent toujours sous pression. Il est donc nécessaire que nos décideurs poursuivent ce qu’ils ont bien commencé : valoriser nos propres ressources, identifier de nouvelles sources d’injection financière et garantir une meilleure valeur ajoutée à nos secteurs productifs.
Toutes ces dispositions nécessitent également l’accélération de la digitalisation et l’amélioration de l’innovation, deux facteurs fondamentaux pour maîtriser les coûts, anticiper les tendances, gérer les risques, maîtriser les chaînes d’approvisionnement et, par conséquent, assurer une meilleure résilience économique. Le tout dans le cadre d’une discipline budgétaire rigoureuse, planifiée et transparente.
D’une autre part, l’optimisation des ressources implique une restructuration adéquate de nos secteurs productifs, à travers la consolidation d’investissements ciblés et innovants, la réorientation vers des activités à forte valeur ajoutée et l’élargissement du niveau d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Ces orientations, bien que stratégiques, nécessitent d’être soutenues par un capital humain responsable.
Il est estimé que notre pays pourrait grandement bénéficier en trouvant la solution adéquate pour freiner la fuite des cerveaux à l’étranger, considérée comme un véritable gâchis. Nos décideurs doivent donc élaborer des arguments convaincants pour reconquérir ce potentiel humain.
En plus de ces questions, il est désormais temps de clore certains dossiers sensibles qui n’ont cessé d’alimenter l’actualité nationale ces dernières années. On fait référence notamment au dossier des biens confisqués qui, malgré l’intérêt manifeste de l’État et les multiples mesures qui lui sont dédiées, n’avance pas. Peut-être en raison d’un manque de responsabilisation.
Un blocage qui semble révolter, à chaque occasion, le Chef de l’État, qui a réaffirmé récemment que cette situation n’est plus tolérable et qu’il est impératif de régler ce dossier définitivement. Cela est d’autant plus important qu’une résolution favorable de ce dossier constituerait un souffle d’oxygène pour nos finances, qui sont encore sous pression. On évoque en effet plus de 20 milliards de dinars.

