Le baril de pétrole flambe après les propos de Trump sur Kharg.
Donald Trump a dit envisager de « prendre le pétrole » iranien et s’emparer du terminal pétrolier de l’île de Kharg, ce qui a eu pour première conséquence de faire encore plus flamber le prix du pétrole. Selon une récente note de la banque américaine JP Morgan, le terminal pétrolier de Kharg assure environ 90 % des exportations de brut de l’Iran.
Donald Trump a déclaré envisager de « prendre le pétrole » iranien et de s’emparer du terminal pétrolier de l’île de Kharg, entraînant une nouvelle flambée du prix du pétrole. Après avoir atteint 116,75 dollars en début de séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, augmentait de 3,01 % à 115,96 dollars. De son côté, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, progressait de 1,93 % à 101,56 dollars.
« Si les États-Unis lançaient une invasion terrestre de l’Iran » ou si Téhéran intensifiait ses frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques ou fermait complètement le détroit, il est probable qu’un baril de pétrole atteigne 200 dollars, considère Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.
Le président américain a effectivement déclaré, dans un entretien au Financial Times diffusé dimanche soir, que l’armée américaine pourrait prendre « très facilement » le contrôle de l’île de Kharg.
Plus grand terminal pétrolier d’Iran, cette île dans le nord du Golfe représente environ 90 % des exportations de brut du pays, selon une note récente de la banque américaine JP Morgan.
Sa saisie ne garantirait pas que Donald Trump puisse véritablement « prendre le pétrole » iranien, une intention qu’il a évoquée lors de son interview de dimanche, mais elle « paralyserait une grande partie des capacités d’exportation de l’Iran », faisant ainsi grimper les prix mondiaux, selon Stefan Koopman, analyste chez ING.

