Cristina Amboldi, directrice générale d’Actiris, ne reste pas en poste.
Cristina Amboldi a présenté sa démission en raison d’une absence de cadre de travail adéquat et d’un manque général d’écoute et de respect du monde politique pour ses administrations. La démission de Cristina Amboldi intervient après un comité de gestion houleux jeudi et dans un contexte tendu sur le marché de l’emploi, avec un taux de chômage actuellement de 15,3% en Région bruxelloise.
Dans la presse ce lundi matin, nos confrères rapportent les raisons qui auraient conduit, entre autres, Cristina Amboldi à présenter sa démission. Parmi celles-ci, on note un manque de cadre de travail approprié ainsi qu’une absence générale d’écoute et de respect de la part du monde politique à l’égard de ses administrations.
« Que les fonctionnaires dirigeants soient sous pression, ça fait partie du job et c’est normal. Mais on est peu soutenus, écoutés et valorisés. On est même parfois, j’ai l’impression, des variables d’ajustement sur un jeu d’échecs politico-politique », a déclaré Cristina Amboldi au Soir.
Sa démission fait suite à un comité de gestion tendu (jeudi) et intervient dans un contexte délicat sur le marché de l’emploi, marqué par la réforme du chômage et la limitation des allocations de chômage à deux ans.
Avant la mise en œuvre de cette réforme, Actiris (l’opérateur responsable d’accompagner les personnes sans emploi vers un emploi) avait estimé qu’environ 36.000 personnes seraient touchées à Bruxelles durant les sept premiers mois de l’année 2026. Elles seraient au total 42.000 entre janvier 2026 et juillet 2027. Le taux de chômage s’élève actuellement à 15,3 % en Région bruxelloise.
**Une nomination critiquée**
En 2021, Cristina Amboldi avait terminé première dans la procédure de recrutement pour le poste de directrice générale d’Actiris. Elle avait été suivie par Olivia P’tito, directrice générale de Bruxelles Formation et actuellement bourgmestre de Koekelberg.
En février 2022, cette dernière avait saisi le Conseil d’État, estimant que la procédure manquait d’impartialité. La haute juridiction lui avait donné raison, annulant la nomination de Cristina Amboldi en juin 2025. Il lui était reproché d’avoir eu accès aux documents de la procédure de sélection avant les autres candidats. Elle a finalement été désignée en novembre dernier comme dirigeante temporaire pour un mandat de six mois, renouvelable.
**Des mesures rapides pour une transition fluide**
De son côté, le ministre a réagi à la démission en soulignant dans un communiqué que « Mme Amboldi, au fil des années, a constamment démontré son profond engagement envers le service public. Elle l’a fait avec conviction, rigueur et enthousiasme, y compris dans ses fonctions au sein d’Actiris. »
Il convient de préciser que le mandat de la directrice générale adjointe, Caroline Mancel, arrive également à échéance à la fin du mois de mars. Laurent Hublet assure qu’il prendra rapidement « les mesures nécessaires pour assurer une transition fluide et doter Actiris d’une nouvelle direction générale. »

