Cinéf : La francophonie ne doit pas être un obstacle au cinéma
Les Journées du film francophone « CinéF » se dérouleront du 9 au 25 avril 2026 à Tunis, Sousse et Sfax, avec 15 films provenant de 13 pays. La manifestation vise à créer un espace de rencontres et de circulation des idées tout en affirmant une volonté de décentralisation culturelle et d’accessibilité.
Les Journées du film francophone « CinéF » se dérouleront du 9 au 25 avril 2026 à Tunis, Sousse et Sfax, incarnant ainsi la francophonie à travers un geste culturel fort : faire du cinéma un lieu de dialogue, de diversité et de circulation des imaginaires.
La Presse — Ce n’est pas seulement un nouveau rendez-vous cinématographique, mais une déclaration d’intention. Avec « CinéF », première édition des Journées du film francophone, le Groupe des ambassadeurs francophones de Tunisie (GAF), sous la coordination de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, établit les bases d’un projet où le cinéma devient un vecteur de sens, de lien et de diplomatie culturelle.
À Tunis, Sousse et Sfax, dans les salles des Instituts français de Tunisie et à la station d’art B7L9, 15 films provenant de 13 pays tisseront une cartographie sensible de la francophonie contemporaine.
Cette francophonie plurielle, décentrée et vivante, s’éloigne des clichés d’un espace linguistique figé et s’exprime ici à travers la puissance des récits cinématographiques.
Au centre de cette initiative se trouve une conviction : la langue française n’est pas seulement un héritage commun, mais un territoire en constante redéfinition.
De la Tunisie à l’Argentine, de la République démocratique du Congo à la Suisse, du Maroc à la Serbie, les œuvres sélectionnées illustrent une diversité d’expériences, de sensibilités et de perspectives sur le monde.
Le cinéma devient ainsi un outil essentiel pour exprimer les réalités contemporaines, questionner les identités, raconter les fractures et les espoirs.

Au programme, on retrouvera des thrillers politiques, des drames intimes, des récits d’exil, des films d’animation et des explorations des enjeux liés à l’intelligence artificielle : un éventail de formes et de thématiques qui reflète un monde en tension mais aussi en dialogue.
L’ambition de « CinéF » va au-delà de la simple projection de films. Elle vise à créer un espace de rencontres et d’échanges d’idées.
En s’implantant dans plusieurs villes tunisiennes, cet événement affirme une volonté de décentralisation culturelle et d’accessibilité, rendant ces œuvres accessibles à un public diversifié.
Dans un contexte international marqué par des replis identitaires et des tensions géopolitiques, ces journées du film francophone soulignent l’importance de maintenir des espaces de partage.
Le cinéma, en tant qu’art du récit et de l’altérité, devient un langage commun capable de dépasser les frontières et de réhumaniser les regards.
L’ouverture avec « Par-delà les montagnes » de Mohamed Ben Attia donne le ton : ancrer cet événement dans son territoire tout en l’inscrivant dans une dynamique internationale.
La Tunisie, carrefour historique de cultures, se positionne ici comme une plateforme d’échanges accueillant des voix venues d’horizons variés.
À travers « CinéF », c’est toute une vision de la culture qui s’exprime : une culture vivante, engagée, consciente de son rôle dans la construction des imaginaires collectifs et dans l’accompagnement des mutations du monde.
Du 9 au 25 avril 2026, « CinéF » incite ainsi à regarder autrement, à écouter d’autres récits et à réaffirmer, par le cinéma, que la francophonie est avant tout un espace de création, de liberté et de dialogue.
