Israël : Netanyahou fait marche arrière sur le patriarche latin de Jérusalem face au tollé international
Benyamin Netanyahou a annoncé ce lundi que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès immédiat à l’église du Saint-Sépulcre. Le patriarche latin de Jérusalem a été empêché par la police israélienne de célébrer la messe du dimanche des Rameaux, provoquant des réactions indignées à l’étranger, notamment de la part de l’Union européenne.
Benyamin Netanyahou a finalement été contraint de céder face à la colère de plusieurs dirigeants étrangers. Le Premier ministre israélien a annoncé ce lundi que le patriarche latin de Jérusalem bénéficierait d’un accès immédiat à l’église du Saint-Sépulcre.
« J’ai donné l’instruction aux autorités compétentes d’accorder au cardinal Pierbattista Pizzaballa […] un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem », a déclaré le dirigeant sur le réseau X.
Une « violation de la liberté religieuse », selon l’UE
Le patriarche latin de Jérusalem avait été empêché par la police israélienne de célébrer la messe du dimanche des Rameaux, marquant le début de la Semaine sainte, provoquant ainsi des réactions indignées à l’étranger, notamment de pays de l’Union européenne. Emmanuel Macron a condamné cette décision, tandis qu’en Italie, Giorgia Meloni a dénoncé « une offense aux croyants ». Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a qualifié cet acte de « violation de la liberté religieuse ».
Pour justifier cette situation, la police israélienne a évoqué les risques liés au contexte de la guerre avec l’Iran. Elle a fait valoir que la configuration de la vieille ville de Jérusalem et des lieux saints rendait la zone « complexe » et compliquait l’accès rapide aux secours en cas d’attaque. Avant de faire marche arrière, Benyamin Netanyahou avait soutenu sa police en insistant sur la « sécurité » et en affirmant que cette décision ne provenait d’aucune « intention malveillante ».

