Belgique

La Belgique ne reporte pas l’enregistrement des données biométriques à l’aéroport.

L’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers entrant dans l’espace Schengen est reporté en Belgique en raison des files qu’il génère à l’aéroport. Depuis le 12 octobre dernier, l’activation progressive de l’Entry Exit System (EES) impose l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers franchissant l’espace Schengen.


L’enregistrement des données biométriques des ressortissants des pays tiers entrant dans l’espace Schengen est suspendu en Belgique en raison des files d’attente qu’il provoque à l’aéroport, ont annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) et la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA).

Depuis le 12 octobre, l’activation progressive du Système d’Entrée-Sortie (EES) impose l’enregistrement des données biométriques des ressortissants des pays tiers traversant l’espace Schengen. Cette procédure, proposée par la Commission européenne et approuvée par les États membres de l’UE (Conseil), engendre de longues attentes pour les passagers. En conséquence, la France, les Pays-Bas et d’autres pays de l’Union ont déjà choisi de retarder sa mise en œuvre, selon les deux ministres dans un communiqué.

« À Bruxelles-National, depuis plusieurs mois, tous les moyens disponibles sont mis en œuvre pour garantir un contrôle frontalier sécurisé, adapté aux flux de passagers. Malgré ces efforts, les conditions technologiques et infrastructurelles requises pour un enregistrement biométrique dans des conditions normales et acceptables pour les passagers ne sont pas réunies », constatent les deux ministres.

Selon eux, une concertation au niveau européen devient nécessaire. « Les services compétents poursuivront leur dialogue avec la Commission européenne afin d’établir un calendrier commun et réaliste. » Le ministre Quintin (MR) juge les files d’attente « inacceptables pour les passagers et pour l’image de notre capitale ».

Il assure que ce report n’affecte pas la qualité du contrôle policier. La ministre Van Bossuyt (N-VA) souligne, quant à elle, que la Belgique reste convaincue de l’importance de ce système.