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Guerre au Moyen-Orient : les Houthis du Yémen entrent en conflit, événements du 28 mars

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué samedi leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon leur porte-parole Yahya Saree, qui a déclaré avoir visé des « sites militaires sensibles de l’ennemi ». Le 28 février, un conflit a été déclenché par une offensive israélo-américaine contre l’Iran.


Les Houthis ont récemment déclaré qu’ils s’étaient engagés dans le conflit déclenché par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, lancée le 28 février.

Dans une vidéo publiée sur X, leur porte-parole Yahya Saree a annoncé que le mouvement avait réalisé sa « première opération » contre Israël, visant des « sites militaires sensibles de l’ennemi » avec des missiles balistiques. Par la suite, ils ont revendiqué une seconde attaque, précisant que des « missiles de croisière et des drones » avaient été lancés vers « plusieurs objectifs vitaux et militaires » en Israël.

De son côté, Israël a fait état de frappes à Téhéran, ciblant ce qu’il décrit comme des infrastructures appartenant au gouvernement iranien. L’Iran a pour sa part continué ses attaques, frappant une base aérienne en Arabie Saoudite, faisant au moins 12 blessés dans les rangs des militaires américains, dont deux grièvement.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a estimé que le conflit en Iran pourrait se résoudre dans les semaines à venir, plutôt que dans les mois. Selon des sources du Wall Street Journal et d’Axios, les États-Unis envisagent également d’envoyer au moins 10 000 soldats supplémentaires dans la région.

Selon CNN, citant des sources des services de sécurité israéliens, les rebelles houthis ont tiré un deuxième missile sur Israël, quelques heures après un premier tir qui marquait leur engagement dans cette guerre. Les deux missiles ont été interceptés selon cette source, sans qu’aucun blessé ni dégât ne soit signalé.

Le Hachd al-Chaabi, une coalition d’anciens paramilitaires irakiens, a dénoncé une « attaque israélo-américaine » après des frappes aériennes ayant tué trois de ses combattants dans le nord du pays. De plus, des bombardements menés par l’armée israélienne ont affecté des infrastructures du Hezbollah au Liban, tuant trois journalistes lors d’une frappe sur leur véhicule.

Le contexte reste donc très tendu, avec des acteurs multiples étant impliqués dans le conflit, chacun intensifiant les hostilités dans un climat de violence croissante.