États-Unis : mobilisation massive du mouvement « No Kings » contre Trump.
Ce samedi, des milliers de localités à travers les États-Unis s’apprêtent à accueillir une vague de manifestations dans le cadre d’une nouvelle mobilisation du mouvement « No Kings », avec plus de 3 200 événements annoncés dans les 50 États. La fondatrice du mouvement, Lia Greenberg, souligne que « la particularité de la mobilisation d’aujourd’hui réside autant dans l’ampleur de la participation que dans la diversité géographique des rassemblements ».
Des milliers de localités aux États-Unis se préparent à accueillir, ce samedi, une nouvelle vague de manifestations organisée par le mouvement « No Kings », qui s’oppose aux politiques du président Donald Trump et de son administration.
Plus de 3 200 événements sont programmés dans les 50 États, ce qui pourrait faire de cette journée la plus grande manifestation pacifique jamais organisée dans le pays.
Les principales manifestations auront lieu dans de grandes villes telles que New York, Los Angeles et Washington, ainsi que dans les « Twin Cities » au Minnesota. Cependant, les organisateurs estiment que près des deux tiers des participants proviendront de régions situées en dehors des grands centres urbains, ce qui représente une augmentation d’environ 40 % de la mobilisation dans les zones moins peuplées par rapport à la première action du mouvement organisée en juin dernier.
Deux mobilisations précédentes du mouvement « No Kings » avaient déjà réuni plusieurs millions de personnes. Créé en 2025 par l’organisation Indivisible, le mouvement a rapidement gagné en importance.
Sa fondatrice, Lia Greenberg, souligne que « la particularité de la mobilisation d’aujourd’hui réside autant dans l’ampleur de la participation que dans la diversité géographique des rassemblements ».
À l’approche des élections de mi-mandat, les organisateurs constatent une augmentation notable des initiatives et des inscriptions, même dans des États traditionnellement favorables au Parti républicain, tels que l’Idaho, le Wyoming, le Montana et l’Utah.
Les zones suburbaines, souvent cruciales pour les résultats électoraux, suscitent également un intérêt croissant, notamment en Pennsylvanie, en Géorgie et en Arizona.
« Les électeurs qui influencent les résultats des élections descendent aujourd’hui dans la rue, et ils sont extrêmement en colère », déclare Lia Greenberg, mentionnant une mobilisation croissante dans des territoires clés.
De son côté, la Maison-Blanche a minimisé l’importance de ces rassemblements. Sa porte-parole, Abigail Jackson, les a décrits comme des « séances de thérapie contre le trouble Trump », affirmant qu’ils n’attiraient que l’attention des médias.
Le mouvement « No Kings » a été lancé le 14 juin 2025, coïncidant avec l’anniversaire de Donald Trump, et avait alors attiré entre quatre et six millions de participants dans environ 2 100 lieux à travers le pays.
Une seconde mobilisation organisée en octobre a rassemblé près de sept millions de personnes, selon une analyse de J. Elliott Morris, journaliste spécialisé en données.
Les manifestations d’octobre s’étaient concentrées sur la contestation de la fermeture du gouvernement, des politiques migratoires fédérales et du déploiement de la Garde nationale dans plusieurs grandes villes américaines.
Enfin, la mobilisation de ce samedi intervient dans un contexte international tendu. Les organisateurs appellent à l’action contre les frappes menées par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran, élargissant ainsi le champ des revendications du mouvement.

