Val-de-Marne : Nuñez déplore une « atteinte à notre République » après dégradations à la mairie de Fresnes
Les locaux de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne) ont été dégradés dans la nuit de vendredi à samedi lors d’une intrusion de plusieurs personnes encagoulées. Christophe Carlier (LR) a été élu avec 45 % des voix tandis que la liste de l’union de la gauche en a récolté 43,5 %.
Faut-il y voir un mécontentement après des résultats très serrés aux municipales ? Les locaux de la mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne, ont été dégradés dans la nuit de vendredi à samedi par plusieurs personnes encagoulées, ce que Laurent Nuñez a condamné en qualifiant cet acte d’« atteinte à notre République ».
Des images de vidéosurveillance, consultées par l’AFP, montrent une dizaine d’individus masqués s’approcher de la mairie et briser la porte d’entrée avec un objet ressemblant à un mortier d’artifice. Une fois à l’intérieur, ils ont été rejoints par d’autres personnes également masquées et ont vandalisé l’entrée de la mairie avec des bâtons et des projectiles.
L’incident s’est produit vers 22 heures, la veille de l’installation de la nouvelle équipe municipale qui a remporté les élections face à la majorité sortante de gauche dimanche dernier. Les résultats étaient très serrés : Christophe Carlier (LR) a été élu avec 45 % des voix, tandis que la liste de l’union de la gauche a récolté 43,5 %.
Dans un message posté sur X, le ministre de l’Intérieur a affirmé que « tout (était) mis en œuvre » pour « identifier » les responsables de l’intrusion et des dégradations afin de « les interpeller et les traduire en justice ». Il a déclaré : « Porter atteinte à une mairie, c’est porter atteinte à notre République ».
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a également condamné sur X « la violence déchaînée de ces délinquants qui n’acceptent pas la démocratie et les résultats du scrutin ». Elle a proposé au nouveau maire, Christophe Carlier, « l’aide de la région pour mieux sécuriser son espace public ».
Samedi, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, s’est rendu à Fresnes pour assister à l’investiture du nouveau maire. Il a déclaré : « Malgré l’attaque lâche et violente de l’hôtel de ville hier soir, rien ne pourra gâcher la joie de voir Fresnes reprendre son destin en main », qualifiant les auteurs des dégradations de « voyous ».
Julien Aubert, vice-président du parti Les Républicains, a exprimé son « plein soutien » au nouveau maire LR de Fresnes et a souligné : « Comment ne pas voir dans cette attaque un aspect politique ? Étrange ce pillage ».
Ces événements se déroulent dans un climat parfois tendu depuis le scrutin, avec des élus ou candidats insultés, bousculés ou empêchés de s’exprimer. Des scènes houleuses ont été filmées dans plusieurs mairies de banlieue où des candidats LFI ou divers gauche ont remporté les élections, notamment à Creil (Oise), Vaulx-en-Velin (Rhône), au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ou à Mantes-La-Jolie (Yvelines).
Des maires battus ont indiqué avoir dû être escortés par les forces de l’ordre, comme Raphaël Cognet (divers droite) à Mantes-La-Jolie, où une liste citoyenne a été élue avec le soutien de La France insoumise. À Vaulx-en-Velin, une vidéo publiée initialement sur TikTok montre la maire socialiste sortante, Hélène Geoffroy, se faire insulter avec des cris tels que « Allez sors de là, arrache ta mère » ou « Dégage de là, tire toi ».

