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Guerre en Iran : Donald Trump ne fixe plus son ultimatum de dix jours

Le président américain a annoncé jeudi décaler de dix jours son ultimatum de frappes sur des infrastructures énergétiques en Iran, « à la demande du gouvernement iranien ». L’Iran a transmis « officiellement » et « à travers des intermédiaires » une réponse au plan américain constitué de 15 points.


Il souffle le chaud et le froid, oscillant entre menaces et négociations. Le président américain a annoncé jeudi qu’il retenait son ultimatum de frappes sur des infrastructures énergétiques en Iran pour une période supplémentaire de dix jours, « à la demande du gouvernement iranien ». La nouvelle date d’échéance est fixée au « lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington », a précisé Donald Trump. « Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs […], elles se déroulent très bien », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.

De son côté, Téhéran, de nouveau sévèrement touchée vendredi matin par Israël, refuse d’employer pour l’instant le terme de « discussion ». Cependant, selon une source anonyme rapportée jeudi par l’agence de presse Tasnim, l’Iran a « officiellement » transmis « à travers des intermédiaires » une réponse au plan américain composé de 15 points. Il a posé des conditions pour mettre fin aux hostilités et attend désormais « un retour de l’autre partie ».

**La question du détroit d’Ormuz**

Ce nouveau report offre un répit aux cours du pétrole, qui montrent une légère baisse vendredi. Référence mondiale, le prix du baril de Brent de la mer du Nord redescendait autour de 107 dollars, restant néanmoins plus de 40 % plus cher qu’avant le début du conflit. À la satisfaction du président américain, l’Iran aurait, selon lui, laissé passer « dix navires » par Ormuz.

Ce point de passage stratégique devrait être au centre du second jour de réunion du G7 en France. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, arrivé sur place, devrait inciter ses homologues à œuvrer pour la réouverture du détroit d’Ormuz. C’est pour garantir l’accès à cette voie essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures que le président américain a menacé de détruire les centrales électriques en Iran.

**De nouvelles frappes vendredi**

Pendant ce temps, les Gardiens de la révolution ont déclaré avoir visé, vendredi, avec des missiles et des drones, des cibles militaires et énergétiques en Israël ainsi que dans les pays du Golfe, où se trouvent des bases militaires américaines. Les autorités koweïtiennes ont annoncé que le principal port de l’émirat avait été ciblé à l’aube par une attaque de drones « ennemis », causant des dégâts matériels.

Alors que Washington semble rechercher une issue diplomatique à la guerre, Israël manifeste sa volonté d’intensifier sa campagne militaire, avec de nouvelles frappes vendredi sur Téhéran et la banlieue sud de Beyrouth. Le Liban a été impliqué dans le conflit depuis le 2 mars, suite aux représailles du Hezbollah à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le pays subit un lourd tribut, avec plus de 1.100 morts, selon les autorités, et plus d’un million de personnes déplacées. Tel Aviv demeure pour l’heure silencieux sur les négociations entre Washington et l’Iran, via le Pakistan, pour mettre un terme aux combats.