Un cyclone en Australie ne perturbe pas davantage la production mondiale de gaz.
Un cyclone longeant la côte ouest de l’Australie a provoqué des coupures dans trois des plus grands sites de production de gaz naturel liquéfié au monde. Chevron Australie a indiqué que son site de Gorgon, la plus grande des deux infrastructures affectées, continuait de fonctionner à capacité réduite.
Un malheur n’arrive jamais seul. Un cyclone longeant la côte ouest de l’Australie a entraîné des coupures dans trois des plus grands sites de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde « au pire moment », alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe déjà fortement l’approvisionnement de ce combustible.
L’Australie est l’un des plus grands exportateurs mondiaux de GNL et le principal fournisseur de gaz liquéfié vers les pays d’Asie. Les sites exploitants par Chevron, Gorgon et Wheatstone fournissent ensemble environ 5 % du GNL mondial selon l’entreprise, tandis que l’usine de Karratha de Woodside traite le gaz en provenance de l’une des plus importantes exploitations gazières offshore au monde.
Approvisionnements réduits
« Chevron Australie s’efforce de rétablir la production dans les infrastructures gazières de Gorgon et de Wheatstone à la suite d’interruptions de production », a indiqué l’entreprise dans un communiqué. L’usine de Gorgon, la plus grande des deux, continuait de fonctionner à capacité réduite, a précisé Chevron. À pleine capacité, elle peut produire plus de 15 millions de tonnes de gaz par an et Wheatstone près de neuf millions de tonnes.
La société pétrolière et gazière australienne Woodside Energy a également annoncé vendredi que son site de Karratha, situé dans l’État d’Australie-Occidentale, avait subi une « interruption de production ».
« Cette perturbation » arrive « au pire moment » car elle vient réduire encore davantage les approvisionnements en carburant déjà soumis à de fortes pressions en raison de la guerre au Moyen-Orient et « ne contribue guère à rassurer les importateurs de GNL quant à la fiabilité de l’approvisionnement en GNL », a déclaré à l’AFP Josh Runciman, analyste du secteur gazier.

