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Brésil – France : Mi-temps de vingt minutes, décevant en foot américain

Le match amical entre le Brésil et la France a été remporté par les Bleus (1-2) jeudi au Gillette Stadium, à Foxborough, dans la banlieue de Boston. La Fifa a indiqué début décembre que des pauses hydratation seraient instituées au bout de 22 minutes à chaque période, sans condition.


Donald Trump et son administration semblent préoccupés par d’autres sujets en ce moment. L’ancien président, connu pour sa coiffure de paille, n’a probablement pas prêté attention au match amical entre le Brésil et la France, qui s’est soldé par une victoire des Bleus (1-2) jeudi au Gillette Stadium, à Foxborough, près de Boston. Cette rencontre servait en effet de préparation à un peu moins de trois mois du début de la Coupe du monde.

Ces répétitions générales ont l’avantage de mettre en évidence les points à améliorer, afin d’être parfaitement prêts pour le jour J. Et il y a plusieurs aspects à corriger après ce match. Cela, bien sûr, si les Américains et la FIFA souhaitent prendre note de ces modifications.

### Les pauses fraîcheurs, vraiment ?

Il y a quelques jours, Boston et sa périphérie étaient recouvertes de neige. Jeudi après-midi (heure locale), la neige avait disparu et la température était agréable (environ 15 °C) au Gillette Stadium. Pourtant, l’arbitre a suspendu le match à deux reprises, au milieu de la première et de la seconde période, pour une « pause fraîcheur » qui sera présente durant tous les matchs cet été.

En effet, début décembre, la FIFA a annoncé l’instauration de ces pauses d’hydratation après 22 minutes de jeu dans chaque période, sans condition. Ces pauses, de trois minutes, ont pour but officiel de protéger la santé des joueurs. Cependant, alors que les températures au Mexique ou au Canada pourraient ne pas atteindre 20 °C ou 25 °C, ces arrêts semblent davantage être une opportunité pour augmenter la publicité à la télévision.

### Mais pourquoi une mi-temps de vingt minutes ?

Didier Deschamps, observant le terrain, Kylian Mbappé en train de discuter et de plaisanter avec l’arbitre, Adrien Rabiot et Mike Maignan en train d’effectuer des ajustements, ainsi que d’autres joueurs qui refont un échauffement… Les Bleus ont attendu de longues minutes le retour des Brésiliens sur le terrain après la mi-temps.

Entre le retour des coéquipiers de Didier Deschamps et le coup d’envoi de la seconde période, près de cinq minutes se sont écoulées. « C’est bien pour les diffuseurs d’avoir la page de pub, mais ça change le football d’avoir ces trois minutes, a commenté Didier Deschamps sur TF1. Le retour du vestiaire, on les a attendus. On sort d’une première période qui est bonne, très bonne, la remise en route a été un peu plus difficile. »

En effet, après une première période timide, les Brésiliens sont revenus sur le terrain avec de bonnes intentions, comme en témoigne l’entrée de Luiz Henrique à la place de Raphinha. Les Bleus ont manqué le début de la seconde période, avec Dayot Upamecano qui a été expulsé, mais sans suite.

### Une réalisation horrible

La majorité des matchs de la Coupe du monde qui se dérouleront aux États-Unis se tiendront dans des stades de franchises NFL, avec des caméras conçues pour le football américain, où le jeu est souvent interrompu. En revanche, pour le « vrai » football, qui est plus dynamique, ce n’est pas l’idéal. Lors du match Brésil-France, diffusé sur TF1, le plan large était affreux, rappelant une production d’il y a trente ans, comme filmé lors d’un match amateur ou dans de vieux « Pro Evolution Soccer ».

Une caméra centrale qui couvrant tout le terrain, peu de plans rapprochés, un réalisateur en difficulté qui préférait montrer des ralentis plutôt que de suivre une action importante, et aucune image d’un éventuel hors-jeu d’un Brésilien lors de l’expulsion de Dayot Upamecano… De nombreux erreurs ont émaillé cette « répétition générale ». Cependant, cela ne devrait pas se répéter lors du Mondial, selon Sacha Nokovitch, journaliste à *L’Equipe*, spécialiste des médias.

« Il s’agit d’un match amical non géré par la FIFA, a-t-il expliqué sur X. Pour le Mondial, le cahier des charges de la production-réalisation des rencontres est l’un des plus exigeants. » Nous l’espérons tous.