Maroc

Une ode photographique de Mariana Yampolsky, Mexicaine.

Le vernissage de l’exposition photographique « Mujer » de l’artiste mexicaine Mariana Yampolsky a été organisé mercredi à l’Institut Cervantes de Rabat, avec 25 photographies en noir et blanc issues de la collection du Centre de l’image du Secrétariat à la culture du gouvernement du Mexique. Le spectacle « Nostalgia, terre des savants » s’est ouvert mercredi soir à Bab Makina, proposant une immersion artistique dans les grandes périodes de l’histoire du Maroc.


Le vernissage de l’exposition photographique « Mujer » (Femme) de l’artiste mexicaine Mariana Yampolsky (1925-2002) a eu lieu mercredi à l’Institut Cervantes de Rabat, en présence de nombreuses personnalités venant de divers horizons. Cette exposition, qui présente 25 photographies en noir et blanc, est le fruit d’une collaboration entre l’Institut Cervantès de Rabat et l’Ambassade du Mexique au Maroc. Elle provient de la collection du Centre de l’image du Secrétariat à la culture du gouvernement du Mexique et met en avant des portraits de femmes issues de différentes localités mexicaines durant les années 1970, 1980 et 1990.

Anastasio Sanchez Zamorano, directeur de l’Institut Cervantès de Rabat, a souligné que l’œuvre de Mariana Yampolsky a été reconnue comme patrimoine documentaire du Mexique par l’UNESCO, ce qui, selon lui, témoigne de « la diversité culturelle mexicaine ». De son côté, l’ambassadeur de l’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, a mis en avant la qualité de cette exposition qui illustre la créativité des femmes mexicaines et leur place dans la société. Mabel Pilar Gomez Oliver, ambassadrice du Mexique au Maroc, a déclaré à la MAP que cette exposition, riche en amour et dévouement, offre une vision de la vie au Mexique au XXe siècle à travers des photographies qui illustrent divers aspects de la société.

Mariana Yampolsky, figure emblématique de la photographie mexicaine, est reconnue pour ses clichés de la vie quotidienne. Bien qu’elle soit principalement connue pour son œuvre photographique, elle a également pratiqué la gravure, l’imprimerie, la lithographie et la peinture. Ses compétences incluent également des rôles comme conservatrice et éditrice. Les photographies de cette exposition, qui se poursuivra jusqu’au 30 juin, témoignent de la richesse des pratiques et productions culturelles issues de la vie quotidienne, des rituels et des célébrations.

Le spectacle « Nostalgia, terre des savants » a été inauguré mercredi soir à Bab Makina, offrant au public une expérience artistique riche sur les grandes périodes de l’histoire du Maroc. Sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cet événement culturel propose une interprétation vivante du patrimoine historique national au travers d’une performance mêlant théâtre, musique et mise en scène immersive. Les spectateurs ont été invités à traverser une série de tableaux illustrant des moments clés de l’histoire du Royaume. Parmi les moments forts de la soirée, une reconstitution de l’époque de Moulay Idriss II a mis en avant la fondation de la seconde rive de Fès, ainsi qu’un tableau rendant hommage au règne du Sultan Moulay Hassan Ier, père de l’armée marocaine moderne. Ces performances, impliquant plus de 300 artistes et techniciens, ont su restituer avec authenticité des pans ainsi de la mémoire nationale, dans un cadre historique chargé de symboles.

La Ville ocre se prépare à accueillir, du 4 au 6 juin prochain, la première édition du Marrakech Comedy Festival. D’après les organisateurs, cet événement vise à établir un lien entre les scènes francophone et arabophone, rassemblant sur la même scène des personnalités de l’humour français, arabe et international, dans un esprit de rencontre, de découverte et de partage. Le programme comprendra notamment un spectacle en langue arabe dirigé par le comédien Eko, ainsi que deux soirées en français animées par l’artiste Malik Bentalha, sans oublier plusieurs activités parallèles destinées à enrichir l’expérience festival.