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Pour faire avancer la Science, il ne s’enferme pas avec des moustiques « affamés »

Une équipe de chercheurs a mené une expérience impliquant un étudiant, Chris Zuo, enfermé plusieurs minutes dans une pièce contenant une centaine de moustiques. Le docteur David Hu, professeur au Georgia Institute of Technology, a indiqué que cette expérience a constitué le début d’une étude de trois ans sur le comportement des moustiques, responsables de plus de 700.000 décès annuels via des maladies comme le paludisme ou la dengue.


Comprendre comment les moustiques localisent et attaquent les humains est un enjeu crucial en matière de santé publique. Pour cela, une équipe de chercheurs a réalisé une expérience impliquant un étudiant volontaire exposé à des moustiques affamés.

Le docteur David Hu, professeur de génie mécanique et de biologie au Georgia Institute of Technology, raconte dans The Conversation qu’un étudiant, Chris Zuo, a passé plusieurs minutes dans une pièce contenant une centaine de moustiques. Bien qu’il portait une combinaison en mesh destinée à empêcher les piqûres, il en est ressorti couvert de marques. Cette expérience a marqué le début d’une étude de trois ans sur le comportement de ces insectes.

### Une méthode encadrée

Le protocole a été rigoureusement établi. L’objectif était de mieux comprendre cet insecte considéré comme le plus dangereux au monde, responsable de plus de 700 000 décès annuels par des maladies telles que le paludisme ou la dengue.

Bien que de petite taille, avec une vision floue et une faible résistance au vent, les moustiques réussissent à localiser efficacement les humains. Ils se basent principalement sur des signaux comme le dioxyde de carbone, la chaleur et les odeurs corporelles.

### Une technique redoutable pour trouver leur cible

L’équipe a utilisé une caméra capable de suivre des centaines d’insectes en vol. En quelques heures, des millions de données ont été recueillies, ce qui a permis de modéliser leurs trajectoires.

Les résultats révèlent que les moustiques adoptent des comportements variés en fonction des stimuli. Ils survolent les cibles visuelles, ralentissent en présence de dioxyde de carbone et décrivent des trajectoires circulaires rapides lorsque plusieurs signaux sont combinés.

### Vers de nouvelles stratégies préventives

Le modèle élaboré a finalement été testé avec succès sur un humain réel. Il a permis d’identifier les zones du corps les plus vulnérables aux moustiques et de prédire leurs déplacements.

Pour David Hu, cette capacité prédictive pourrait améliorer la conception de pièges ou de dispositifs de protection, et contribuer à limiter la propagation des maladies transmises par ces insectes.