Maroc

Une célébration du monde et des échanges culturels

L’exposition collective internationale « Let’s Play – Réenchanter le monde » se tient au Musée national de la photographie de Rabat du 24 mars au 24 août et réunit des artistes du Maroc, d’Argentine, du Brésil, d’Espagne et des Pays-Bas. Le film « Rue Malaga » de Maryam Touzani sera présenté à la 16e édition du Festival du cinéma arabe de Malmö, en Suède, qui se déroulera du 10 au 16 avril.


L’exposition collective internationale « Let’s Play – Réenchanter le monde », se tient au Musée national de la photographie de Rabat. Elle illustre la volonté de transcender les difficultés à travers des expériences photographiques générant joie et échanges humains et culturels.

Organisée dans le cadre de la Bienalsur (Biennale internationale d’art contemporain du Sud), cette exposition, qui s’étend du 24 mars au 24 août, met en lumière la vitalité de diverses villes à travers le monde, tout en présentant des expériences orientées vers la fantaisie et le symbolisme.

L’exposition, qui réunit photographies et vidéos, inclut des artistes du Maroc, d’Argentine, du Brésil, d’Espagne et des Pays-Bas. Elle constitue le deuxième volet d’une collaboration déjà amorcée avec le musée en 2023.

Le public est invité à « renouer avec une relation plus authentique à la réalité, à l’imaginaire et à l’émerveillement », souligne la Fondation nationale des musées (FNM), qui qualifie cette exposition de nouveau chapitre du projet « Let’s Play », parcours international ayant déjà fait escale dans plusieurs villes du réseau (Biennale du Sud), telles que Buenos Aires, Riyad et Madrid.

Dans une déclaration à la MAP, le président de la FNM, Mehdi Qotbi, a affirmé vouloir « redonner au monde sa magie » à travers cette exposition, précisant que l’arrivée de la Bienalsur à Rabat symbolise l’ouverture du Maroc et de la photographie marocaine sur le monde.

Il a également souligné la diversité des points de vue représentés dans les clichés photographiques capturant des scènes, des situations et des expressions humaines provenant de différents pays.

Pour sa part, la coordinatrice de Bienalsur, Juana Carranza Vélez, a mentionné que ce projet offre une nouvelle analyse d’une actualité sensible, soulignant l’importance de découvrir des approches enrichissant cette expérience artistique.

Le directeur du Musée national de la photographie, Soufiane Er-Rahoui, a indiqué que le parcours de cette exposition est conçu comme un dialogue artistique entre divers artistes.

Au cours de cette exposition, six artistes marocains, à savoir Amine Oulmakki, Abdelhamid Belahmidi, Mouna Karimi, Laila Hida, Seif Kousmate et Déborah Benzaken, croisent leurs regards avec Marcelino Melo (Brésil), Aimée Zito Lema (Pays-Bas, Argentine), Jordi Colomer (Espagne), Gabriela Bettini et Marcos López (Espagne, Argentine). La curation est assurée par Soufiane Er-Rahoui et Diana Wechsler, d’Argentine.

À travers leurs pratiques artistiques, ces créateurs évoquent la puissance de l’imagination, la force des rêves et l’aspect ludique pour interroger la condition humaine.

**Bouillon de culture**

Le film « Rue Malaga » de Maryam Touzani représentera le cinéma marocain à la 16e édition du Festival du cinéma arabe de Malmö, en Suède, qui se tiendra du 10 au 16 avril. La critique Jihane Bougrine fera partie du jury. « Rue Malaga » fait partie de la sélection officielle des longs métrages de fiction aux côtés de 10 autres films. La programmation de cette édition comprend un total de 39 films, dont 22 longs métrages et 17 courts métrages, provenant de 14 pays arabes.

Ces productions concourront dans les catégories « longs métrages de fiction », « longs métrages documentaires » et « courts métrages ». S’y ajoutent deux films dans la section « Nuits arabes », un film en projection spéciale, deux destinés aux écoles, cinq dans le programme « Swedish Voices », ainsi qu’un film dans la section « cinéma familial ».

Jihane Bougrine représentera le Maroc dans le jury des longs métrages de fiction, qui inclut également le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah, l’actrice tunisienne Aïcha Ben Ahmed, le producteur saoudien Ayman Jamal et l’acteur algérien Hassan Kachach.

L’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM) organise, du 1er au 5 juin à Rabat, une session de formation en écriture de scénarios en langue amazighe, animée par le réalisateur, scénariste et nouvelliste Hicham Lasri.

Les participants devront remplir plusieurs conditions, dont une expérience en écriture de scénarios et un projet de scénario en cours, selon un communiqué de l’Institut.

Le dossier de candidature doit contenir une demande adressée au recteur de l’IRCAM, un curriculum vitae, une photocopie de la carte d’identité nationale, une lettre de motivation et un résumé du projet de scénario. L’Institut désignera une commission de sélection qui examinera les dossiers et annoncera les noms des candidats retenus.

Les dossiers doivent être remis au bureau d’ordre de l’IRCAM ou envoyés par voie postale au recteur avant le 30 avril.