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Moyen-Orient : Téhéran selon Trump veut un accord, l’Iran exclut les négociations.

Abbas Araghchi a déclaré que les autorités iraniennes étudiaient des propositions relayées par des intermédiaires mais qu’il était exclu d’organiser des négociations avec les Etats-Unis. Téhéran a fait savoir à des intermédiaires que le Liban devait être inclus dans un quelconque accord de cessez-le-feu, lié à l’arrêt de l’offensive israélienne contre le Hezbollah.


Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, a annoncé que les autorités iraniennes examinaient des propositions transmises par des intermédiaires, mais qu’il était hors de question d’organiser des négociations avec les États-Unis. Il a précisé qu’il n’y avait eu ni dialogue ni négociation entre l’Iran et les États-Unis, bien que des messages aient été échangés par le biais d’intermédiaires.

Donald Trump a déclaré depuis Washington que les dirigeants iraniens étaient en train de négocier et souhaitaient « tellement conclure un accord, mais ils ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple. Ils ont aussi peur que nous les tuions ».

Un haut responsable de la défense israélienne a exprimé des doutes quant à la probabilité que l’Iran accepte ces conditions et s’inquiète de possibles concessions de la part des négociateurs américains. Israël insiste également pour que tout accord lui permette de conserver la possibilité de mener des frappes préventives, selon une seconde source.

Téhéran a indiqué à des intermédiaires que le Liban devait être inclus dans tout éventuel accord de cessez-le-feu, selon Reuters, citant six sources régionales qui connaissent la position de Téhéran. Ce dernier a ainsi conditionné la fin de la guerre à l’arrêt de l’offensive israélienne contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a déclaré, ce jeudi matin, qu’elle avait effectué des frappes à grande échelle contre des infrastructures situées dans plusieurs régions d’Iran.