Guerre au Moyen-Orient : l’Iran refuse de négocier, Trump menace toujours
L’Iran n’a « pas l’intention de négocier », a déclaré son chef de la diplomatie mercredi. De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran discutait d’un accord de paix avec Washington.
Alors que Donald Trump semblait lundi envisager une fin au conflit avec l’Iran, cette perspective s’éloigne. La République islamique a en effet refroidi les espoirs de paix mercredi suite aux menaces du président américain.
L’Iran n’a « pas l’intention de négocier », a martelé mercredi son ministre des Affaires étrangères, après que Washington a averti que le président Trump « déchaînerait l’enfer » si Téhéran refusait un accord pour mettre fin à la guerre.
Le ton très menaçant de la Maison-Blanche
« Si l’Iran refuse d’accepter la réalité actuelle, s’ils ne comprennent pas qu’ils ont été vaincus militairement (…), le président Trump s’assurera qu’ils soient frappés de manière plus dure qu’ils ne l’ont jamais été », a menacé Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche. Elle a toutefois assuré que les discussions se poursuivaient, ce que l’Iran dément. Téhéran a, de son côté, affirmé à la télévision d’État que le pays « continuera à résister », a dit le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Selon lui, « parler de négociations maintenant revient à admettre une défaite » pour les États-Unis.
Un peu plus tard, Donald Trump a réaffirmé que l’Iran était en train de discuter d’un accord de paix avec Washington. Selon lui, si Téhéran le nie, c’est en raison de la peur des dirigeants iraniens, qui craignent d’être « tués par les leurs » s’ils s’engagent dans ces discussions.
Des initiatives diplomatiques infructueuses
Les efforts diplomatiques, notamment de la part de la Chine, se sont multipliés ces derniers jours pour mettre fin à une guerre qui a débuté il y a presque un mois et qui embrase le Moyen-Orient tout en menaçant l’économie mondiale, sans résultats concrets à ce jour.
Mercredi après-midi, Press TV, la branche anglophone de la télévision d’État, a rapporté que l’Iran rejetait une « proposition américaine » pour faire cesser les hostilités. Bien que cette information ait été reprise par d’autres médias d’État iraniens, elle n’a pas été officiellement confirmée par la République islamique. Ce projet américain, d’après des médias américains et israéliens, contiendrait les premières propositions concrètes de Washington depuis les attaques israélo-américaines sur l’Iran le 28 février. Il aurait été transmis à l’Iran par le Pakistan, en bon terme avec les deux nations, d’après deux hauts responsables pakistanais.
L’Iran désire « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », a également souligné le chef de la diplomatie iranienne. Parallèlement, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que les « ennemis » de la République islamique se préparaient à envahir une de ses îles dans le Golfe. En cas d’invasion terrestre américaine, l’Iran ouvrirait un « nouveau front » dans un détroit stratégique pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, a également prévenu une source militaire citée par l’agence Tasnim.

