Guerre en Iran : La Chine conseille Téhéran de « négocier » avec États-Unis et Israël
La Chine a affirmé que « mieux vaut négocier que s’affronter » lors d’un appel téléphonique entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue iranien, Abbas Araghchi, mardi. Donald Trump a retardé sa visite en Chine initialement prévue en mars, invoquant la nécessité de rester aux États-Unis en raison de la guerre en cours.
La Chine privilégie désormais la diplomatie plutôt que les conflits armés au Moyen-Orient, opposant d’un côté les États-Unis et Israël, et de l’autre l’Iran. Alors que Donald Trump semble s’orienter vers la désescalade depuis lundi, Pékin a fait passer ce message à Téhéran mardi. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré lors d’un appel téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, que « mieux vaut négocier que s’affronter ». Wang Yi a également exprimé l’espoir que toutes les parties saisissent les occasions de commencer des pourparlers de paix rapidement, selon un communiqué de la diplomatie chinoise, précisant que l’appel avait été demandé par l’Iran.
Abbas Araghchi a répondu à Wang Yi en affirmant que « la partie iranienne est déterminée à parvenir à une fin complète de la guerre, et pas seulement à un cessez-le-feu temporaire ». Il a ajouté que les navires pouvaient « traverser en toute sécurité » le détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures, sauf ceux appartenant à des « pays actuellement engagés dans la guerre ». Le ministre iranien a également remercié la Chine pour son aide humanitaire.
Bien que la Chine soit un partenaire clé de l’Iran, elle a souligné qu’elle « ne cautionnait pas » les frappes de Téhéran contre des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines et a appelé à un cessez-le-feu.
Cet échange téléphonique a eu lieu alors qu’un espoir fragile émerge concernant d’éventuelles négociations entre Téhéran et Washington. Donald Trump a indiqué que son administration discute avec un « haut dirigeant » non identifié, se donnant cinq jours pour avancer avant de reprendre les bombardements. Cependant, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, a nié vigoureusement l’existence de ces discussions, alors que le conflit entre dans sa quatrième semaine et perturbe une partie du transport mondial des hydrocarbures.
En outre, le président américain devait se rendre à Pékin en mars, mais a reporté ce voyage, évoquant la nécessité de rester aux États-Unis en raison de la guerre en cours.

