QatarEnergy déclare la force majeure après les attaques sur ses installations
La compagnie « QatarEnergy » a annoncé, mardi, l’état de force majeure sur certains contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme, affectant des clients en Italie, en Belgique, en Corée du Sud et en Chine. Selon Saad bin Sherida Al-Kaabi, l’attaque a provoqué l’interruption de près de 17 % de la capacité d’exportation de GNL du Qatar, soit l’équivalent d’environ 12,8 millions de tonnes par an de capacité de production arrêtée ou directement affectée.
La société « QatarEnergy » a annoncé, mardi, un état de force majeure concernant certains contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme. Cette situation concerne des clients en Italie, en Belgique, en Corée du Sud et en Chine.
QatarEnergy a confirmé que deux unités de traitement de GNL et une unité de transformation du gaz en liquides (GTL) à Ras Laffan ont subi des dommages. La compagnie a précisé que l’origine de ces dégâts résulte d’attaques de missiles qui ont visé son site de production à Ras Laffan les 18 et 19 mars, entraînant des préjudices matériels significatifs.
L’entreprise a indiqué qu’elle poursuivait l’évaluation de l’impact global de ces incidents sur ses opérations, en déclarant : « Nous évaluons l’impact et le calendrier des réparations pour les installations touchées ».
Les installations industrielles de Ras Laffan représentent le cœur de l’économie moderne du Qatar. Elles abritent les plus grandes infrastructures de production et d’exportation de GNL au monde, ainsi que des projets de gaz liquéfié, des raffineries de condensats, des centrales électriques et des installations de dessalement d’eau. Ce complexe est essentiel à la stratégie du Qatar visant à exploiter le méga-champ « North Field », qui alimente les lignes de production pour les marchés d’Europe, d’Asie, du Japon, et d’autres régions.
Les agressions iraniennes ont infligé des dommages directs à certaines lignes de production, de traitement et d’exportation à Ras Laffan, entraînant l’arrêt d’une part importante de la capacité de production de GNL pour une durée indéterminée, avec l’annonce de pannes partielles sur certains trains de production principaux.
D’après Saad bin Sherida Al-Kaabi, ministre d’État aux Affaires énergétiques et PDG de QatarEnergy, l’attaque a conduit à l’interruption de près de 17 % de la capacité d’exportation de GNL du Qatar, soit environ 12,8 millions de tonnes par an de capacité de production arrêtée ou directement affectée.
La perte annuelle de revenus est estimée à environ 20 milliards de dollars en raison de cette diminution de capacité, en tenant compte des prix moyens et des contrats à long terme en cours.
Les premières estimations suggèrent que la période de réparation et de réhabilitation pourrait s’étendre de trois à cinq ans pour retrouver la pleine capacité.
Cette durée relativement longue implique que l’impact sera durable, modifiant la trajectoire des recettes publiques, la planification des investissements publics, ainsi que le montant des excédents financiers disponibles pour les fonds souverains dans les années à venir.

