Voiture incendiée à Anvers : enquête sur un groupe terroriste au quartier juif
Les faits d’incendie volontaire se sont produits peu avant minuit dans le quartier juif d’Anvers, près de la gare centrale, et personne n’a été blessé. Un quart d’heure plus tard, la police interpellait deux suspects mineurs originaires d’Anvers.
Les faits d’incendie volontaire ont eu lieu peu avant minuit dans le quartier juif d’Anvers, à proximité de la gare centrale. Des passants ont réussi à maîtriser le sinistre et aucune blessure n’a été signalée. La police est rapidement intervenue et a procédé à l’interpellation de deux suspects mineurs originaires d’Anvers environ quinze minutes plus tard.
La communauté juive était-elle spécifiquement visée ? Dans un communiqué, le parquet précise que « l’enquête visant à établir le contexte précis se poursuit activement. La vidéo de revendication qui circule fait partie de l’enquête ».
Le parquet évoque un contexte comprenant une série d’actes qui ont été revendiqués, tels que les attaques contre la synagogue de Liège, des bâtiments associés à la communauté juive aux Pays-Bas et de récentes agressions à Londres.
Ces attaques, y compris celle de Liège et celles aux Pays-Bas, réalisées durant la nuit, n’ont pas causé de victimes. Les revendications sont diffusées via des canaux pro-iraniens, renforçant l’hypothèse d’actions de déstabilisation coordonnées dans le cadre de la guerre en Iran.
Comment expliquer l’interpellation de très jeunes individus après les événements survenus à Anvers et auparavant à Rotterdam ? Comme mentionné sur nos ondes il y a une semaine, une hypothèse sérieuse est examinée par les services de sécurité au niveau européen : celle d’un commanditaire qui recrute des exécutants selon des méthodes empruntées au milieu criminel.
Ces exécutants, parfois mineurs, agissent contre rémunération. Ils commettent des actes violents et se filment pour prouver l’accomplissement de leur mission. Le commanditaire, quant à lui, agit de manière indirecte, par le biais d’intermédiaires et de messageries cryptées.
Leur fonctionnement rappelle les méthodes du trafic de drogue : un système cloisonné, des responsabilités diluées, et une chaîne d’exécution difficile à retracer. Cependant, dans ce cas, le commanditaire ne serait pas un narcotrafiquant, mais potentiellement un groupe ou un État visant des objectifs terroristes.
Sur le même sujet, un incendie criminel a eu lieu dans une synagogue de Rotterdam, entraînant l’arrestation de quatre hommes.

