Résultats municipales 2026 à Pau : Jérôme Marbot remporte face à Françoise Bayrou.
François Bayrou, maire de Pau depuis 2014, a été battu au second tour des municipales 2026 par Jérôme Barot. À 49 ans, Jérôme Marbot est désormais maire de Pau, une ville moyenne de 78.000 habitants.
Mini-séisme politique à Pau, où François Bayrou, maire depuis 2014, a été battu au second tour des municipales 2026 par Jérôme Marbot. Moins connu que son adversaire, ce socialiste est un pur produit de la ville.
Né à Pau il y a 49 ans, il y a grandi, a suivi une scolarité classique dans la cité royale, avant de devenir avocat spécialisé en droit public et en droit de l’environnement. Cela lui a permis, après des études supérieures à Paris, de revenir exercer dans sa ville natale, où il commence à se faire un nom dans les prétoires administratifs.
Jérôme Marbot entre en politique en 2008. À 31 ans, il devient maire adjoint de Pau sous le mandat de Martine Lignères-Cassou (PS), en charge des coopérations internationales, de la filière équine – un dossier important pour le Béarn – et du quartier Pau-Sud.
Cette première expérience est suivie d’une première défaite en 2014, lorsqu’il se présente sur la liste du PS de David Habib face à l’arrivée triomphale de François Bayrou. Jérôme Marbot reste conseiller municipal d’opposition, critique virulent du « centre mou » de l’ancien Premier ministre. En 2020, il subit une seconde défaite, cette fois en tant que candidat à la mairie, avec un écart moins grand qu’en 2014.
En 2026, il réussit à rassembler derrière sa liste les socialistes, les écologistes, Place publique et le Parti communiste – sans La France insoumise, qu’il a tenu à l’écart dans une ville à l’électorat historiquement modéré. Face à une figure de Bayrou installée depuis 12 ans et un candidat affaibli nationalement après son départ de Matignon, sa mise en retrait à l’Assemblée, et l’affaire Bétharram, Jérôme Marbot a mis en avant un renouveau local.
Lors du débat d’entre-deux-tours, il a critiqué sans relâche le bilan de son adversaire : insuffisance des logements sociaux, dégradation du centre-ville, et absence de grands projets structurants pour la jeunesse. « Pau mérite mieux qu’un maire fantôme », répétait-il, reprochant à Bayrou ses nombreuses absences dues à ses fonctions nationales.
À 49 ans, Jérôme Marbot prend donc la tête d’une ville moyenne de 78.000 habitants avec une majorité relative. Son premier discours, prononcé immédiatement après la proclamation des résultats, a été sobre : « C’est l’espoir qui l’a emporté sur la résignation. Nous allons travailler pour tous les Palois, sans exception. »

